Apprendre à compter 7 janvier 2010
Mis en ligne par klund dans la catégorie : Education , trackback
Apprendre à compter a pour but d’amener l’enfant à maîtriser plusieurs principes :
- le principe opératoire simple (addition et soustraction)
- le principe d’association terme à terme
- le principe de cardinalité
- le principe d’ordre non pertinent
- le principe d’abstraction mathématique
A 3 ans, l’enfant a une notion très simplifiée des quantités : un / beaucoup.
A 4 ans, l’enfant maîtrise le principe opératoire simple : il peut effectuer des additions et soustractions simples, comme 2 + 2 = 4. Il intègre également le principe cardinal : le dernier chiffre compté indique le nombre d’objet de la collection. Comptant 1, 2, 3, 4 l’enfant comprend qu’il y a 4 objets. La pensée quantitative est capable de générer des nombres et de faire des jugements non numériques sur les quantités. Ainsi l’enfant est capable de comparer des quantités sans compter, et de répondre à une question comme : « Dans quel pré y a-t-il le plus de vaches ? »
A 4-5 ans, l’enfant compte sur ses doigts
A 5 ans, l’enfant acquiert le principe d’ordre non pertinent : il comprend que l’ordre dans lequel les objets sont comptés est sans importance sur leur nombre total. S’y ajoute le principe d’abstraction : l’enfant peut appliquer les principes précédents à n’importe quelle collection d’objets.
A 5-7 ans, l’enfant peut effectuer des comparaisons de nombres. Pour cela, et pour une bonne maîtrise des suites de nombres, il faut que l’enfant subisse un triple codage : analogique (comparaison des nombres), visuel et verbal (auditif). Comme exercice possible, l’enfant voit une série de nombre défilant sur l’écran, et prononcés verbalement, par exemple de 1 à 30, et doit les classer par ordre croissant.
MOT-CLES : Addition, soustraction, cardinal, abstraction, comptine numérique
En savoir plus :
- Siegler R. in L’intelligence de l’enfant, Fournier M., Lecuyer R., Sciences Humaines Ed. (2006)
- Gelman R. in Houdé O. - La psychologie de l’enfant – PUF (2004)
- Noël M.-P. et Palmers E. – La perception numérique chez le petit enfant : une mise en question – Enfance 2003/1 volume 55 pages 65-73 (2003)
- Florin A. – Introduction à la psychologie du développement : enfance et adolescence – Dunod, Les Topos (2003).
- Dehaene S. – Varieties of numerical abilities. Cognition n° 44, pages 1-42 (1992)
- Baroody et al. (1982-89) in Le développement des activités numériques chez l’enfant, J. Bideaud et H. Lehalle (2002)
- Gelman R. et Gallistel C.R. – The child’s understanding of number – Massachusetts, Harvard University Press (1978)
- Case R. – Intellectual development : birth to adulthood – Orlando, Academic Press(1985)
- Piaget J. – The origins of intelligence in children – New York, International Universities Press (1952)
- Piaget J. – Le développement des quantités chez l’enfant, conservation et atomisme – Paris, Niestlé (1941)

Commentaires»
[...] En effet, dès les années 1970-1980, les éducateurs ont perçu la télévision comme n’étant pas particulièrement bénéfique au développement de la lecture et de l’écriture. Leurs inquiétudes ont été alimentées par des résultats de recherches suggérant que, depuis l’apparition de la télévision, les gens passaient moins de temps à lire des livres. Mais, a contrario, les éducateurs se sont aussi intéressés à explorer le potentiel éducatif de la télévision et de la vidéo pour l’enseignement des compétences de base comme la lecture, l’écriture, et les mathématiques. [...]
[...] à l’école maternelle vont permettre à l’enfant d’apprendre à lire, à écrire, à compter, à se concentrer, à se situer dans l’espace, à raisonner, à classer, à ordonner… plus ou [...]