Apprendre à raisonner 22 janvier 2010
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Cette compétence comporte deux aspects distincts :
- les relations causales, mettant en jeu la compréhension des relations de cause à effet entre deux éléments
- les scripts, mettant en jeu la mise en place de séquences d’actions répétées à des fins de stockage (mémorisation à long terme) pour pouvoir être réutilisées ultérieurement
MOT-CLES : Enregistrer, comprendre, cause, effets, réutiliser, économiser, mémoriser
Relations causales
C’est le fait de savoir que quelque chose s’est produit, donc c’est chercher à comprendre ou à expliquer l’apparition ou le déroulement d’un phénomène. Cette capacité cognitive a donc pour fonction de comprendre un lien de cause à effet entre 2 éléments.
- dès 2 ans, la capacité à effectuer des relations causales commence à se développer.
- à 3 – 4 ans, l’enfant est capable de raisonner correctement sur les relations causales simples.
- à 5 ans, l’enfant utilise l’ordre des évènements pour inférer un autre événement
Scripts
Séquences d’actions régulièrement associées dans une situation donnée. Leur répétition permet leur stockage en mémoire sous forme de représentation. Plus les enfants sont âgés, plus les scripts sont élaborées et donc plus ils comportent d’alternatives.
Exemple, « faire un gâteau »
- à 3 ans : « on fait la pâte et on le mange »
- à 4 ans : « on fait la pâte, on le fait cuire, on le sort du four et on le mange »
Les scripts sont des représentations générales d’un évènement routinier représentant une configuration ou séquence d’entités régulièrement associées en fonction d’un but ou d’une situation. Les scripts décrivent aussi la façon dont les évènements sociaux se produisent habituellement.
- dès 3 ans : acquisition d’une sorte de squelette événementiel qui va s’enrichir avec le temps. Ils restent tout de fois sensibles à la diversité des séquences. => énoncent des évènements qui ne sont pas dans la séquence
- à 4 ans : les enfants se focalisent sur les actions pertinentes de l’action mais pas les buts des personnages.
- vers 6-7ans : l’enfant discrimine mieux ce qui se produit habituellement de ce qui se produit à une occasion particulière
Discrimination
La discrimination est l’action qui consiste à différencier les éléments d’un ensemble au moyen d’un ou plusieurs critères afin de pouvoir appliquer un traitement spécifique à chaque sous-ensemble ainsi constitué.
- à 2-3 ans : capacité de discrimination temporelle partielle et très imprécise : l’enfant peut répondre de façon différée dans le temps
- à 7 ans : discrimination temporelle précise, l’enfant sait positionner ses actions dans le temps
En savoir plus :
- Rondal J.A, Bastien C., Esperet E. – Manuel de psychologie des enfants – Mardaga (1999)
- Hudson J.A. et Shapiro L.R. – From knowing to telling: the development of children’s scripts, stories, and personal narratives – in A. McCabe & C. Peterson (Eds.) – Developing narrative structures (pp. 89-136) – Hillsdale, N.J. : Lawrence Erlbaum (1991)
- Hudson J.A. et Nelson K. – Repeated encounters of a similar kind : effects of familiarity on children’s autobiographical memory - in Cognitive development, 1, 253-271 (1986)
- Pouthas V. et Jacquet A.Y. – Attentes et adaptations de la durée chez l’enfant – in La psychogénèse du temps : 5 approches, Cahiers de psychologie cognitive, 3, n°4, pp 397-407 (1983)
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