Apprendre à s’orienter dans l’espace 26 février 2010
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Cette compétence met en jeu l’habileté spatiale et l’estimation des distances. S’orienter dans l’espace, c’est aussi développer la notion de relativité, son corps et les autres, soi par rapport aux autres, le fondement de sa personnalité.
L’enfant apprend peu à peu à connaître et utiliser les notions de devant, derrière, sur, sous, dedans, dehors, en haut, en bas, à même distance, plus loin, plus près…
MOT-CLES : Orientation, attention, concentration, mémorisation, discernement, réflexion
Vers 5 ans, un enfant est capable d’estimer la distance d’objets par rapport à d’autres. Il peut aussi se représenter un objet comme étant à égale équidistance de deux autres objets.
La perception spatiale s’acquiert graduellement, les notions plus subtiles venant progressivement s’ajouter aux plus simples pour permettre à l’enfant de comprendre et décrire le monde qui l’entoure :
- 2-3 ans : grand / petit, devant / derrière, sur / sous, dedans / dehors, en haut / en bas
- 4 ans : à coté, loin / près, autour, moyen, couché (horizontal) / debout (vertical)
- 5 ans : contre, partout, droit, entier
- 6 ans : droite (sur lui) / gauche (sur lui), au milieu, demi, épais / mince
- 7-8 ans : droite / gauche (sur autrui, placé dans le même sens ou face à face), court / long
En savoir plus :
- Lièvre B. et Staës L. – La psychomotricité au service de l’enfant – Notions et applications pédagogiques – Belin (2006)
- Newcombe N. S. et Huttenlocher J. – Making space: The development of spatial representation and reasoning – MIT Press (2000)
- Huttenlocher J. et Newcombe N. S. (1984-89) in Enfant et raisonnement. Le développement cognitif de l’enfant – R. Siegler (2001)
- Piaget J. – La représentation de l’espace chez l’enfant – Presses Universitaires de France. (2e éd. 1972, 3e éd. 1977, 4e éd. 1981)
Apprendre à classer 3 février 2010
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Cette compétence concerne les activités d’organisation et de hiérarchisation basées sur une relation de ressemblance, de convenance ou d’usage.
Elle est développée grâce :
- aux jeux de classification (figurale et non figurale)
- aux activités présentant la notion de quantité
- aux activités d’encastrement
- aux activités de conceptualisation
MOT-CLES : Conceptualiser, catégoriser, associer, différencier, observer, encastrer
La catégorisation est l’activité cognitive visant à ranger dans une même classe des objets ou des personnes de même nature. Pour Piaget, une collection est un rassemblement d’objets discrets en petits agrégats, soit en fonction de leur appartenance à une configuration perceptive (collection figurale), soit en fonction de ressemblances entre objets à classer (collection non figurale).
Dès 9 mois, les bébés comprennent que les catégories comme les animaux et les véhicules possèdent des attributs qui leur sont propres. Les bébés peuvent également former des catégories pour des propriétés des objets tels que la couleur, l’orientation, la forme et les expressions faciales.
Un enfant est capable de constituer des collections figurales entre 2 et 5 ans, des collections non figurales entre 5 et 7 ans. En effet, la perception des formes les plus simples se met en place entre 3 et 5 ans, selon la chronologie suivante :
- Rond : 3 ans
- Croix : 3 ans et demi
- Carré : 4 ans
- Triangle : 5 ans
En savoir plus :
- Lièvre B. et Staës L. – La psychomotricité au service de l’enfant – Notions et applications pédagogiques – Belin (2006)
- Quinn P. C. et Eimas P. D. – Perceptual cues that permit categorical differentiation of animal species by infants. Journal of Experimental Child Psychology, 63, 189-211 (1996).
- Hudson J.A. et Nelson K. – Repeated encounters of a similar kind : effects of familiarity on children’s autobiographical memory, In Cognitive development, 1, 253-271 (1986)
- Bornstein M. – Psychology And Its Allied Disciplines: The Natural Sciences (Volume 3 – 1984)