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Apprendre à s’orienter dans l’espace 26 février 2010

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S'orienter dans l'espace

Cette compétence met en jeu l’habileté spatiale et l’estimation des distances. S’orienter dans l’espace, c’est aussi développer la notion de relativité, son corps et les autres, soi par rapport aux autres, le fondement de sa personnalité.

L’enfant apprend peu à peu à connaître et utiliser les notions de devant, derrière, sur, sous, dedans, dehors, en haut, en bas, à même distance, plus loin, plus près…

MOT-CLES : Orientation, attention, concentration, mémorisation, discernement, réflexion

Vers 5 ans, un enfant est capable d’estimer la distance d’objets par rapport à d’autres. Il peut aussi se représenter un objet comme étant à égale équidistance de deux autres objets.

La perception spatiale s’acquiert graduellement, les notions plus subtiles venant progressivement s’ajouter aux plus simples pour permettre à l’enfant de comprendre et décrire le monde qui l’entoure :

En savoir plus :

Apprendre à classer 3 février 2010

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Classer

Cette compétence concerne les activités d’organisation et de hiérarchisation basées sur une relation de ressemblance, de convenance ou d’usage.

Elle est développée grâce :

MOT-CLES : Conceptualiser, catégoriser, associer, différencier, observer, encastrer

La catégorisation est l’activité cognitive visant à ranger dans une même classe des objets ou des personnes de même nature. Pour Piaget, une collection est un rassemblement d’objets discrets en petits agrégats, soit en fonction de leur appartenance à une configuration perceptive (collection figurale), soit en fonction de ressemblances entre objets à classer (collection non figurale).

Dès 9 mois, les bébés comprennent que les catégories comme les animaux et les véhicules possèdent des attributs qui leur sont propres. Les bébés peuvent également former des catégories pour des propriétés des objets tels que la couleur, l’orientation, la forme et les expressions faciales.

Un enfant est capable de constituer des collections figurales entre 2 et 5 ans, des collections non figurales entre 5 et 7 ans. En effet,  la perception des formes les plus simples se met en place entre 3 et 5 ans, selon la chronologie suivante :

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Apprendre à raisonner 22 janvier 2010

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Raisonner

Cette compétence comporte deux aspects distincts :

MOT-CLES : Enregistrer, comprendre, cause, effets, réutiliser, économiser, mémoriser

Relations causales

C’est le fait de savoir que quelque chose s’est produit, donc c’est chercher à comprendre ou à expliquer l’apparition ou le déroulement d’un phénomène. Cette capacité cognitive a donc pour fonction de comprendre un lien de cause à effet entre 2 éléments.

Scripts

Séquences d’actions régulièrement associées dans une situation donnée. Leur répétition permet leur stockage en mémoire sous forme de représentation. Plus les enfants sont âgés, plus les scripts sont élaborées et donc plus ils comportent d’alternatives.

Exemple, « faire un gâteau »

Les scripts sont des représentations générales d’un évènement routinier représentant une configuration ou séquence d’entités régulièrement associées en fonction d’un but ou d’une situation. Les scripts décrivent aussi la façon dont les évènements sociaux se produisent habituellement.

Discrimination

La discrimination est l’action qui consiste à différencier les éléments d’un ensemble au moyen d’un ou plusieurs critères afin de pouvoir appliquer un traitement spécifique à chaque sous-ensemble ainsi constitué.

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Apprendre à se concentrer 14 janvier 2010

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Se concentrer

La capacité de concentration est un atout pour l’acquisition par l’enfant de l’ensemble des compétences. Cette capacité est surtout évaluée dans certaines activités faisant appel à la mémorisation, à la réflexion et au discernement.

MOT-CLES : Attention, mémorisation, focalisation, concentration

Attention : Capacité cérébrale et intellectuelle de s’abstraire du monde environnant pour se fixer sur un seul sujet. Qu’il s’agisse d’une lecture, d’un jeu, d’un travail ou d’un apprentissage, le processus est le même. Cette capacité est innée mais elle n’est pas la même à 2 ans et à 10 ans : elle augmente avec l’âge.

On distingue différentes formes d’attention :

Concentration :

N.B : Sur Kizz TV, la durée d’une session est paramétrable par les parents, qui peuvent tenir compte des durées préconisées pour leur enfant compte tenu de son âge.

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Compter

Apprendre à compter a pour but d’amener l’enfant à maîtriser plusieurs principes :
- le principe opératoire simple (addition et soustraction)
- le principe d’association terme à terme
- le principe de cardinalité
- le principe d’ordre non pertinent
- le principe d’abstraction mathématique

A 3 ans, l’enfant a une notion très simplifiée des quantités : un / beaucoup.

A 4 ans, l’enfant maîtrise le principe opératoire simple : il peut effectuer des additions et soustractions simples, comme 2 + 2 = 4. Il intègre également le principe cardinal : le dernier chiffre compté indique le nombre d’objet de la collection. Comptant 1, 2, 3, 4 l’enfant comprend qu’il y a 4 objets. La pensée quantitative est capable de générer des nombres et de faire des jugements non numériques sur les quantités. Ainsi l’enfant est capable de comparer des quantités sans compter, et de répondre à une question comme : « Dans quel pré y a-t-il le plus de vaches ? »

A 4-5 ans, l’enfant compte sur ses doigts

A 5 ans, l’enfant acquiert le principe d’ordre non pertinent : il comprend que l’ordre dans lequel les objets sont comptés est sans importance sur leur nombre total. S’y ajoute le principe d’abstraction : l’enfant peut appliquer les principes précédents à n’importe quelle collection d’objets.

A 5-7 ans, l’enfant peut effectuer des comparaisons de nombres. Pour cela, et pour une bonne maîtrise des suites de nombres, il faut que l’enfant subisse un triple codage : analogique (comparaison des nombres), visuel et verbal (auditif). Comme exercice possible, l’enfant voit une série de nombre défilant sur l’écran, et prononcés verbalement, par exemple de 1 à 30, et doit les classer par ordre croissant.

MOT-CLES : Addition, soustraction, cardinal, abstraction, comptine numérique

En savoir plus :

  • Siegler R. in L’intelligence de l’enfant, Fournier M., Lecuyer R., Sciences Humaines Ed. (2006)
  • Gelman R. in Houdé O. - La psychologie de l’enfant – PUF (2004)
  • Noël M.-P. et Palmers E. – La perception numérique chez le petit enfant : une mise en question – Enfance 2003/1 volume 55 pages 65-73 (2003)
  • Florin A. – Introduction à la psychologie du développement : enfance et adolescence – Dunod, Les Topos (2003).
  • Dehaene S. – Varieties of numerical abilities. Cognition n° 44, pages 1-42 (1992)
  • Baroody et al. (1982-89) in Le développement des activités numériques chez l’enfant, J. Bideaud et H. Lehalle (2002)
  • Gelman R. et Gallistel C.R. – The child’s understanding of number – Massachusetts, Harvard University Press (1978)
  • Case R. – Intellectual development : birth to adulthood – Orlando, Academic Press(1985)
  • Piaget J. – The origins of intelligence in children – New York, International Universities Press (1952)
  • Piaget J. – Le développement des quantités chez l’enfant, conservation et atomisme – Paris, Niestlé (1941)

Apprendre à compter a pour but d’amener l’enfant à maîtriser plusieurs principes :

· le principe opératoire simple (addition et soustraction)

· le principe d’association terme à terme

· le principe de cardinalité

· le principe d’ordre non pertinent

· le principe d’abstraction mathématique

Apprendre à compter 7 janvier 2010

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Compter

Apprendre à compter a pour but d’amener l’enfant à maîtriser plusieurs principes :
- le principe opératoire simple (addition et soustraction)
- le principe d’association terme à terme
- le principe de cardinalité
- le principe d’ordre non pertinent
- le principe d’abstraction mathématique

A 3 ans, l’enfant a une notion très simplifiée des quantités : un / beaucoup.

A 4 ans, l’enfant maîtrise le principe opératoire simple : il peut effectuer des additions et soustractions simples, comme 2 + 2 = 4. Il intègre également le principe cardinal : le dernier chiffre compté indique le nombre d’objet de la collection. Comptant 1, 2, 3, 4 l’enfant comprend qu’il y a 4 objets. La pensée quantitative est capable de générer des nombres et de faire des jugements non numériques sur les quantités. Ainsi l’enfant est capable de comparer des quantités sans compter, et de répondre à une question comme : « Dans quel pré y a-t-il le plus de vaches ? »

A 4-5 ans, l’enfant compte sur ses doigts

A 5 ans, l’enfant acquiert le principe d’ordre non pertinent : il comprend que l’ordre dans lequel les objets sont comptés est sans importance sur leur nombre total. S’y ajoute le principe d’abstraction : l’enfant peut appliquer les principes précédents à n’importe quelle collection d’objets.

A 5-7 ans, l’enfant peut effectuer des comparaisons de nombres. Pour cela, et pour une bonne maîtrise des suites de nombres, il faut que l’enfant subisse un triple codage : analogique (comparaison des nombres), visuel et verbal (auditif). Comme exercice possible, l’enfant voit une série de nombre défilant sur l’écran, et prononcés verbalement, par exemple de 1 à 30, et doit les classer par ordre croissant.

MOT-CLES : Addition, soustraction, cardinal, abstraction, comptine numérique

En savoir plus :

Apprendre à compter a pour but d’amener l’enfant à maîtriser plusieurs principes :

· le principe opératoire simple (addition et soustraction)

· le principe d’association terme à terme

· le principe de cardinalité

· le principe d’ordre non pertinent

· le principe d’abstraction mathématique

Apprendre à écrire 28 décembre 2009

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Ecrire

L’écriture s’apprend en même temps que la lecture.  Sur un ordinateur, l’enfant peut commencer à « taper » les lettres qui composent son prénom, puis le prénom de ses proches.

L’exercice d’apprentissage de l’écriture pourra, ensuite, passer par la saisie de mots simples ou de noms d’objets issus de son environnement proche (table, stylo, gomme, jouets…).

L’écriture se développe progressivement entre 3 et 6 ans :

MOT-CLES : Graphèmes, clavier, mots, lecture, empan visuel, lettres

En savoir plus :

Apprendre à lire 17 décembre 2009

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Lire

La lecture peut commencer très tôt, par des activités simples : reconnaissance d’une lettre,  puis d’un groupe de lettres, reconnaissance de son prénom, de son nom, d’un mot, d’un groupe de mots et d’une phrase.

Tous les supports issus de son environnement proche (affiches, couvertures de livres, panneaux…) sont autant d’occasions pour l’enfant de s’exercer à la lecture.

L’apprentissage de la lecture se fait graduellement entre 3 et 6 ans :

MOT-CLES : graphèmes, prononciation, syllabes, empan visuel, association

Empan visuel : la capacité de lecture est associée à la capacité de mémorisation des mots, qui s’évalue au moyen d’un indicateur appelé empan visuel. A l’origine, le mot « empan » désigne la largeur de votre main ouverte, entre les extrémités du petit doigt et du pouce. Ce terme est également employé par les psychologues et linguistes avec la notion d’empan visuel : c’est le nombre de mots que l’œil peut lire en une seule fixation visuelle, c’est-à-dire entre deux pauses dans la lecture d’une ligne. Il est, en moyenne et pour un adulte de 7, avec une variation de plus ou moins 2.

Ainsi un enfant  qui aurait un empan visuel de 4 mots est censé retenir environ 80% d’une phrase  de 5 mots, et moins de 60% d’une phrase de 7 mots.

En savoir plus :

Ordonner 4 décembre 2009

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Ordonner

Ordonner met en jeu la compétence de sériation : c’est la mise en place d’un système hiérarchique dans une série d’objets en fonction de leurs différences (taille, poids, volume, intensité de couleur, clarté…).

La sériation apparaît dans l’acquisition de la suite ordonnée des nombres entiers naturels : 5 est plus grand que 4, qui lui-même est plus grand que 3. Il en est de même pour trois formes de tailles différentes.

MOT-CLES : Sériation, association, comparaison, série, regroupement, hiérarchie, système

Cette compétence se met en place progressivement avec l’âge, entre 3 et 7 ans :

En savoir plus :

Manier la souris 20 novembre 2009

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Manier la souris

Cette compétence particulière est liée à la motricité fine, et plus précisément à la coordination oculo-manuelle. Elle s’exerce dans à peu près 90% des activités proposées sur Kizz TV. Certaines activités sont spécialement conçues pour son développement. Le maniement de la souris participe à la latéralisation de l’enfant (affinement de la motricité de sa main « principale », droite ou gauche).

Mots-clés associés : motricité fine, coordination, navigation, latéralité

Motricité fine : pour effectuer des gestes précis, il faut mobiliser des muscles spécifiques. La motricité fine, qui s’acquiert à partir de deux ans et demi, est nécessaire pour les activités manuelles comme le dessin, la peinture, l’écriture et aussi pour le laçage des souliers et le boutonnage des vêtements.
L’acquisition d’une motricité fine est indissociable du développement de la motricité en général à savoir la coordination, la dissociation, la précision du geste.

En savoir plus : Lièvre B. et Staës L. – La psychomotricité au service de l’enfant – Notions et applications pédagogiques - Belin (2006)

Coordination : ensemble des fonctions neurologiques permettant de réaliser des mouvements fluides. La coordination des mouvements implique un contrôle permanent des muscles agonistes (par exemple ceux qui font plier un doigt) et ceux des muscles antagonistes (ceux qui le déplient).

En savoir plus : Connolly, K., et Dalgleish, M. – The emergence of a tool-using skill in infancy. Developmental Psychology, 25, 894-912 (1989)

Latéralité : c’est la prédominance de l’une des parties symétriques du corps sur l’autre, donc le fait d’être gaucher ou droitier.

En savoir plus : Piaget J. – La représentation de l’espace chez l’enfant – Presses Universitaires de France (4e édition, 1981)

Invitée : Kris Lund nous parle de ses recherches pour Kizz TV 12 novembre 2009

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Nous sommes deux chercheurs en sciences cognitives et en psychologie (Kristine Lund et Anna Rita Galiano), appartenant au laboratoire ICAR à Lyon.  Nous collaborons avec Kizz TV pour établir une grille de compétences cognitives pour les enfants de 3-6 ans.

Notre objectif final est de pouvoir proposer des exercices ludo-éducatifs qui sont adaptés aux compétences de chaque enfant travaillant sur Kizz TV. Dans leur cours sur le développement de l’enfant, nos étudiants ont mené une recherche bibliographique sur la façon dont les grands auteurs scientifiques catégorisent ces compétences cognitives. Nous avons abouti à un tableau avec un nom de compétence, sa définition, l’âge moyenne de l’acquisition de la compétence (bien que le consensus n’existe pas sur ce point) et les auteurs scientifiques consultés. Par la suite, nos étudiants ont travaillé en groupe et visionné un ensemble d’exercices ludo-éducatifs, issues des maisons d’édition qui sont partenaires avec CogniKizz. Chaque groupe a décidé quelle(s) compétence(s) était sollicitée(s) dans chaque jeux et nous avons confrontés nos résultats pour se mettre d’accord.

Nous avons réussi à opérationnaliser le savoir scientifique pour le mettre au service des enfants. Mais le travail n’est pas fini ! Nous continuons à faire évoluer et à tester la grille des compétences cognitives afin de consolider sa fiabilité scientifique.