Où vivent les enfants qui jouent à Kizz TV ? 10 mai 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Usages , Ajouter un commentaireEn analysant où vivent les enfants qui jouent à Kizz TV, et en comparant leur répartition géographique avec celle de la population française, on découvre que :
- Kizz TV est moins utilisé en Lorraine, Basse Normandie, Limousin, Haute Normandie et régions d’outre-mer. Dans ces régions vit au total 14% de la population française, mais on n’y trouve que 4% des utilisateurs de Kizz TV.
- Kizz TV est plus utilisé en Alsace, Corse, Ile de France, PACA, Picardie et Rhône-Alpes. Ces régions regroupent 42% de la population française, mais comptent 64% des utilisateurs de Kizz TV.

Les régions Rhône-Alpes et Ile de France regroupent à elles seules la moitié des utilisateurs de Kizz TV, alors qu’elles ne comptent que 28% de la population du pays.
Une dizaine de départements concentrent à eux seuls près de la moitié des utilisateurs de Kizz TV. Ce sont, par ordre décroissant, le Rhône, Paris , les Hauts de Seine, l’Ain, le Nord, les Bouches du Rhône, les Yvelines, l’Ardèche, la Seine-Saint-Denis et le Val-d’Oise. On retrouve logiquement des départements parmi les plus urbains et peuplés de France, à l’exception de l’Ain et l’Ardèche : la présence de ces deux départements dans ce Top 10, ainsi que la première position du Rhône, s’explique par le fait que Kizz TV a été créée à Lyon et a fait l’objet depuis son lancement de nombreux articles dans la presse locale.
A l’inverse, Kizz TV est encore peu utilisé dans certains départements plutôt ruraux, et dont la population est proportionnellement faible et relativement âgée : on peut dès lors comprendre que le taux de jeunes enfants parmi la population y soit plus faible que la moyenne nationale, ce qui expliquerait cette faible présence, pour le moment, d’enfants jouant à Kizz TV.
Notre souhait est, évidemment, que le plus d’enfants possible puissent profiter de Kizz TV pour apprendre en s’amusant !
Quels enfants jouent à Kizz TV ? 3 mai 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Usages , Ajouter un commentaireSur la base d’un échantillon de population de plusieurs centaines de familles, voici des informations sur les enfants qui jouent à Kizz TV.
Des enfants de maternelle…
Les enfants de 4 à 6 ans, scolarisés en école maternelle, sont les principaux utilisateurs de Kizz TV : les données recueillies montrent en effet que les enfants nés en 2004, 2005 et 2006 constituent près de 85% des utilisateurs de Kizz TV.

Pour autant, Kizz TV est également utilisé par quelques enfants plus jeunes, non encore scolarisés, ainsi que par des enfants plus âgés déjà en âge de fréquenter l‘école élémentaire.
… plus de filles que de garçons…
Parmi les enfants qui jouent à Kizz TV, les filles sont sur-représentées : en effet, 56,4% des enfants inscrits à Kizz TV sont des filles, alors que, selon les statistiques générales de l’INSEE, elles ne constituent que 48,8% des classes d’âge considérées.

… et dont les parents ont environ 40 ans
Plus de la moitié des parents d’enfants qui jouent à Kizz TV ont entre 35 et 45 ans :

C’est relativement élevé pour des enfants généralement âgés de 4 à 6 ans, et cela laisse supposer que l’enfant qui joue à Kizz TV n’est peut-être pas le premier enfant de la famille…
Les travaux intéressants de Serge Tisseron 12 avril 2010
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Serge Tisseron est un psychiatre et psychanalyste assez souvent invité par les médias, où vous l’avez sans doute déjà vu ou entendu. Il a beaucoup travaillé sur l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC), et plus particulièrement leur impact sur notre vie quotidienne.
Il a notamment développé son point de vue, il y a un an , lors d’une conférence titrée « Quand les écrans créent une nouvelle culture… » dont vous pouvez lire un compte-rendu.
Nous partageons pleinement l’avis de Serge Tisseron sur l’usage éducatif des TIC, qui apportent effectivement une nouvelle approche en matière d’enseignement, d’apprentissage, d’acquisition de compétences et de connaissances.
Apprentissage inductif ou enseignement déductif ?
Pour Serge Tisseron, avec les TIC, la méthode d’apprentissage est inductive : l’enfant apprend de ses essais et erreurs. A l’école, la méthode d’enseignement est déductive : l’enfant formule des hypothèses. La différence est importante, car avec les TIC l’enfant n’apprend que s’il ose prendre des risques : il doit essayer pour parvenir au résultat. A l’école, au contraire, l’enfant cherche à éviter les risques, et tend à ne donner une réponse au professeur que quand il est sûr de lui. L’important est de faire comprendre aux enfants qu’il existe deux manières d’apprendre, qui sont complémentaires !
Les TIC permettent l’acquisition de connaissances, avec des logiciels et notamment des « serious games ». Mais ces outils sont encore peu développés en France par rapport à d’autres pays. Il semble que l’Education Nationale soit encore réticente vis-à-vis de ces logiciels, qui, comme on vient de le voir, sont en rupture avec les traditions d’enseignement.
A quel âge aborder l’ordinateur ?
En revanche, et cela ne vous surprendra pas, nous n’adhérons pas à la « règle des 3-6-9-12 » édictée par Serge Tisseron : selon cette préconisation, les enfants peuvent regarder la télévision à partir de 3 ans mais ne doivent pas se servir d’une console de jeu ou d’un ordinateur avant 6 ans. Or Kizz TV, avec ses jeux éducatifs et ses vidéos pour enfants, peut être considéré comme un outil hybride et nouveau, à la fois télévision et console de jeu… Kizz TV s’adresse précisément aux 3-6 ans, et leur plaît beaucoup !
Chez Kizz TV, nous considérons que les enfants de 3 ans et plus peuvent tout à fait aborder l’ordinateur, à condition d’y jouer intelligemment : les activités doivent être à la fois éducatives et ludiques, adaptées à l’âge de l’enfant et à son développement cognitif individuel, le jeu sur ordinateur doit se faire sous le contrôle des parents et pour une durée quotidienne et hebdomadaire modérée.
Pour aller plus loin, voici des liens concernant Serge Tisseron :
- son blog
- sa présentation par l’Université Paris X Nanterre
- son livre, disponible en ligne, « Les dangers de la télé pour les bébés »
- un entretien sur le thème «Apprendre à l’ère des nouvelles technologies »


Apprendre à l’ère des nouvelles technologies
Apprendre à reconnaître les couleurs 24 mars 2010
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L’environnement de l’enfant est extrêmement coloré : jouets, affiches, livres, dessins…
Lui apprendre à nommer les couleurs, puis plus tard à les maîtriser par la peinture, c’est lui apprendre à connaître son environnement.
La vision des couleurs est déjà acquise par le nourrisson dès 2 ou 3 mois.
C’est seulement à partir de 2 ans que l’enfant peut comprendre le concept de couleur. Pour l’aider à reconnaître les couleurs, mieux vaut lui présenter des couleurs vives. De l’assiette aux gommettes, en passant par les crayons de couleur, tout est bon pour l’aider à se familiariser avec les couleurs. Cela fait d’ailleurs partie du programme de la première année de maternelle.
C’est vers 5 ans que l’enfant doit être capable de ne plus se tromper en nommant une couleur.
MOT-CLES : Discernement, comparaison, perception, gamme, association, créativité
En savoir plus :
- Bornstein M. – Psychology And Its Allied Disciplines: The Natural Sciences (Volume 3 – 1984)
-
Johnson E.G. – The Development of Color Knowledge in Preschool Children - Child Development, Volume 48, N° 1, pp. 308-311 (1977)
-
Kimball M.M. et Dale, P.S. – The Relationship between Color Naming and Color Recognition Abilities of Preschoolers - Child Development, Volume 43, N° 3, pp. 972-980 (1972)
- Dale P.S. – Color Naming, Matching, and Recognition by Preschoolers - Child Development, Volume 40, N° 4, pp. 1135-1144 (1969)
Apprendre à s’orienter dans l’espace 26 février 2010
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Cette compétence met en jeu l’habileté spatiale et l’estimation des distances. S’orienter dans l’espace, c’est aussi développer la notion de relativité, son corps et les autres, soi par rapport aux autres, le fondement de sa personnalité.
L’enfant apprend peu à peu à connaître et utiliser les notions de devant, derrière, sur, sous, dedans, dehors, en haut, en bas, à même distance, plus loin, plus près…
MOT-CLES : Orientation, attention, concentration, mémorisation, discernement, réflexion
Vers 5 ans, un enfant est capable d’estimer la distance d’objets par rapport à d’autres. Il peut aussi se représenter un objet comme étant à égale équidistance de deux autres objets.
La perception spatiale s’acquiert graduellement, les notions plus subtiles venant progressivement s’ajouter aux plus simples pour permettre à l’enfant de comprendre et décrire le monde qui l’entoure :
- 2-3 ans : grand / petit, devant / derrière, sur / sous, dedans / dehors, en haut / en bas
- 4 ans : à coté, loin / près, autour, moyen, couché (horizontal) / debout (vertical)
- 5 ans : contre, partout, droit, entier
- 6 ans : droite (sur lui) / gauche (sur lui), au milieu, demi, épais / mince
- 7-8 ans : droite / gauche (sur autrui, placé dans le même sens ou face à face), court / long
En savoir plus :
- Lièvre B. et Staës L. – La psychomotricité au service de l’enfant – Notions et applications pédagogiques – Belin (2006)
- Newcombe N. S. et Huttenlocher J. – Making space: The development of spatial representation and reasoning – MIT Press (2000)
- Huttenlocher J. et Newcombe N. S. (1984-89) in Enfant et raisonnement. Le développement cognitif de l’enfant – R. Siegler (2001)
- Piaget J. – La représentation de l’espace chez l’enfant – Presses Universitaires de France. (2e éd. 1972, 3e éd. 1977, 4e éd. 1981)
Apprendre à classer 3 février 2010
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Cette compétence concerne les activités d’organisation et de hiérarchisation basées sur une relation de ressemblance, de convenance ou d’usage.
Elle est développée grâce :
- aux jeux de classification (figurale et non figurale)
- aux activités présentant la notion de quantité
- aux activités d’encastrement
- aux activités de conceptualisation
MOT-CLES : Conceptualiser, catégoriser, associer, différencier, observer, encastrer
La catégorisation est l’activité cognitive visant à ranger dans une même classe des objets ou des personnes de même nature. Pour Piaget, une collection est un rassemblement d’objets discrets en petits agrégats, soit en fonction de leur appartenance à une configuration perceptive (collection figurale), soit en fonction de ressemblances entre objets à classer (collection non figurale).
Dès 9 mois, les bébés comprennent que les catégories comme les animaux et les véhicules possèdent des attributs qui leur sont propres. Les bébés peuvent également former des catégories pour des propriétés des objets tels que la couleur, l’orientation, la forme et les expressions faciales.
Un enfant est capable de constituer des collections figurales entre 2 et 5 ans, des collections non figurales entre 5 et 7 ans. En effet, la perception des formes les plus simples se met en place entre 3 et 5 ans, selon la chronologie suivante :
- Rond : 3 ans
- Croix : 3 ans et demi
- Carré : 4 ans
- Triangle : 5 ans
En savoir plus :
- Lièvre B. et Staës L. – La psychomotricité au service de l’enfant – Notions et applications pédagogiques – Belin (2006)
- Quinn P. C. et Eimas P. D. – Perceptual cues that permit categorical differentiation of animal species by infants. Journal of Experimental Child Psychology, 63, 189-211 (1996).
- Hudson J.A. et Nelson K. – Repeated encounters of a similar kind : effects of familiarity on children’s autobiographical memory, In Cognitive development, 1, 253-271 (1986)
- Bornstein M. – Psychology And Its Allied Disciplines: The Natural Sciences (Volume 3 – 1984)
Apprendre à raisonner 22 janvier 2010
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Cette compétence comporte deux aspects distincts :
- les relations causales, mettant en jeu la compréhension des relations de cause à effet entre deux éléments
- les scripts, mettant en jeu la mise en place de séquences d’actions répétées à des fins de stockage (mémorisation à long terme) pour pouvoir être réutilisées ultérieurement
MOT-CLES : Enregistrer, comprendre, cause, effets, réutiliser, économiser, mémoriser
Relations causales
C’est le fait de savoir que quelque chose s’est produit, donc c’est chercher à comprendre ou à expliquer l’apparition ou le déroulement d’un phénomène. Cette capacité cognitive a donc pour fonction de comprendre un lien de cause à effet entre 2 éléments.
- dès 2 ans, la capacité à effectuer des relations causales commence à se développer.
- à 3 – 4 ans, l’enfant est capable de raisonner correctement sur les relations causales simples.
- à 5 ans, l’enfant utilise l’ordre des évènements pour inférer un autre événement
Scripts
Séquences d’actions régulièrement associées dans une situation donnée. Leur répétition permet leur stockage en mémoire sous forme de représentation. Plus les enfants sont âgés, plus les scripts sont élaborées et donc plus ils comportent d’alternatives.
Exemple, « faire un gâteau »
- à 3 ans : « on fait la pâte et on le mange »
- à 4 ans : « on fait la pâte, on le fait cuire, on le sort du four et on le mange »
Les scripts sont des représentations générales d’un évènement routinier représentant une configuration ou séquence d’entités régulièrement associées en fonction d’un but ou d’une situation. Les scripts décrivent aussi la façon dont les évènements sociaux se produisent habituellement.
- dès 3 ans : acquisition d’une sorte de squelette événementiel qui va s’enrichir avec le temps. Ils restent tout de fois sensibles à la diversité des séquences. => énoncent des évènements qui ne sont pas dans la séquence
- à 4 ans : les enfants se focalisent sur les actions pertinentes de l’action mais pas les buts des personnages.
- vers 6-7ans : l’enfant discrimine mieux ce qui se produit habituellement de ce qui se produit à une occasion particulière
Discrimination
La discrimination est l’action qui consiste à différencier les éléments d’un ensemble au moyen d’un ou plusieurs critères afin de pouvoir appliquer un traitement spécifique à chaque sous-ensemble ainsi constitué.
- à 2-3 ans : capacité de discrimination temporelle partielle et très imprécise : l’enfant peut répondre de façon différée dans le temps
- à 7 ans : discrimination temporelle précise, l’enfant sait positionner ses actions dans le temps
En savoir plus :
- Rondal J.A, Bastien C., Esperet E. – Manuel de psychologie des enfants – Mardaga (1999)
- Hudson J.A. et Shapiro L.R. – From knowing to telling: the development of children’s scripts, stories, and personal narratives – in A. McCabe & C. Peterson (Eds.) – Developing narrative structures (pp. 89-136) – Hillsdale, N.J. : Lawrence Erlbaum (1991)
- Hudson J.A. et Nelson K. – Repeated encounters of a similar kind : effects of familiarity on children’s autobiographical memory - in Cognitive development, 1, 253-271 (1986)
- Pouthas V. et Jacquet A.Y. – Attentes et adaptations de la durée chez l’enfant – in La psychogénèse du temps : 5 approches, Cahiers de psychologie cognitive, 3, n°4, pp 397-407 (1983)
Apprendre à se concentrer 14 janvier 2010
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La capacité de concentration est un atout pour l’acquisition par l’enfant de l’ensemble des compétences. Cette capacité est surtout évaluée dans certaines activités faisant appel à la mémorisation, à la réflexion et au discernement.
MOT-CLES : Attention, mémorisation, focalisation, concentration
Attention : Capacité cérébrale et intellectuelle de s’abstraire du monde environnant pour se fixer sur un seul sujet. Qu’il s’agisse d’une lecture, d’un jeu, d’un travail ou d’un apprentissage, le processus est le même. Cette capacité est innée mais elle n’est pas la même à 2 ans et à 10 ans : elle augmente avec l’âge.
- à 1 an : l’engagement, le désengagement, le mouvement de focalisation et la programmation de l’exploration en contrôlant les interférences (inhibition) sont possibles
- entre 3 et 6 ans : la rythmicité attentionnelle devient très importante.
On distingue différentes formes d’attention :
- Attention flottante : un regard est porté aux objets sans que le sujet soit engagé dans une action.
- Attention occasionnelle : implique que le sujet regarde et manipule mais sans intention.
- Attention soutenue : attention concentrée, intentionnelle. Entre 1 et 4 ans, dans une situation de jeu libre, l’attention soutenue devient de plus en plus fréquente à mesure que l’âge avance.
- Attention exécutive : c’est la manière dont on répartit son attention, dont on module sa concentration et son effort, et dont on planifie une activité séquentielle complexe.
- Attention sélective : capacité à centrer son attention sur les éléments importants d’un problème ou d’une situation de la même façon que les adultes : avant 6 ans : l’enfant peut se laisser perturber par des détails sans importance ce qui peut diminuer ses performances. Dès 6 ans se fait l’acquisition de l’attention sélective, l’enfant ne se laisse plus distraire par des détails.
Concentration :
- de 2 à 3 ans : la concentration ne dépasse pas plus de 10 minutes
- de 4 à 6 ans : la concentration varie de 10 minutes pour une explication à 20 minutes pour un exercice
- après 6 ans : la concentration est de 30 minutes pour les explications comme pour les exercices
N.B : Sur Kizz TV, la durée d’une session est paramétrable par les parents, qui peuvent tenir compte des durées préconisées pour leur enfant compte tenu de son âge.
En savoir plus :
- Piaget J. – La naissance de l’intelligence chez l’enfant – Neuchâtel; Paris: Delachaux & Niestlé (1977)
- Ruff, H. A. et Rothbart M. K. – Attention in early development: Themes and variations – Oxford University Press, New York (1996)
- Ruff H. A. et Capozzoli M. C. – Development of attention and distractibility in the first 4 years of life – Developmental Psychology, n°39, pages 877-890 (2003)
- Serres-Ruel, J. – Développement de l’attention visuelle chez les bébés – Approche Neuropsychologique des Apprentissages chez l’Enfant, Vol 15 (4-5) [74-75], 203-209 (2003)
- Janvier B. et Testu F. – Développement des fluctuations journalières de l’attention chez des élèves de 4 à 11 ans – Enfance 2005/2, Volume 57, p. 155-170 (2005)
- Bee H. et Boyd D. – Les âges de la vie – Psychologie du développement humain (3ème ed. adaptée par Gosselin F.) Pearson Education (2008)
Apprendre à compter 7 janvier 2010
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Apprendre à compter a pour but d’amener l’enfant à maîtriser plusieurs principes :
- le principe opératoire simple (addition et soustraction)
- le principe d’association terme à terme
- le principe de cardinalité
- le principe d’ordre non pertinent
- le principe d’abstraction mathématique
A 3 ans, l’enfant a une notion très simplifiée des quantités : un / beaucoup.
A 4 ans, l’enfant maîtrise le principe opératoire simple : il peut effectuer des additions et soustractions simples, comme 2 + 2 = 4. Il intègre également le principe cardinal : le dernier chiffre compté indique le nombre d’objet de la collection. Comptant 1, 2, 3, 4 l’enfant comprend qu’il y a 4 objets. La pensée quantitative est capable de générer des nombres et de faire des jugements non numériques sur les quantités. Ainsi l’enfant est capable de comparer des quantités sans compter, et de répondre à une question comme : « Dans quel pré y a-t-il le plus de vaches ? »
A 4-5 ans, l’enfant compte sur ses doigts
A 5 ans, l’enfant acquiert le principe d’ordre non pertinent : il comprend que l’ordre dans lequel les objets sont comptés est sans importance sur leur nombre total. S’y ajoute le principe d’abstraction : l’enfant peut appliquer les principes précédents à n’importe quelle collection d’objets.
A 5-7 ans, l’enfant peut effectuer des comparaisons de nombres. Pour cela, et pour une bonne maîtrise des suites de nombres, il faut que l’enfant subisse un triple codage : analogique (comparaison des nombres), visuel et verbal (auditif). Comme exercice possible, l’enfant voit une série de nombre défilant sur l’écran, et prononcés verbalement, par exemple de 1 à 30, et doit les classer par ordre croissant.
MOT-CLES : Addition, soustraction, cardinal, abstraction, comptine numérique
En savoir plus :
- Siegler R. in L’intelligence de l’enfant, Fournier M., Lecuyer R., Sciences Humaines Ed. (2006)
- Gelman R. in Houdé O. - La psychologie de l’enfant – PUF (2004)
- Noël M.-P. et Palmers E. – La perception numérique chez le petit enfant : une mise en question – Enfance 2003/1 volume 55 pages 65-73 (2003)
- Florin A. – Introduction à la psychologie du développement : enfance et adolescence – Dunod, Les Topos (2003).
- Dehaene S. – Varieties of numerical abilities. Cognition n° 44, pages 1-42 (1992)
- Baroody et al. (1982-89) in Le développement des activités numériques chez l’enfant, J. Bideaud et H. Lehalle (2002)
- Gelman R. et Gallistel C.R. – The child’s understanding of number – Massachusetts, Harvard University Press (1978)
- Case R. – Intellectual development : birth to adulthood – Orlando, Academic Press(1985)
- Piaget J. – The origins of intelligence in children – New York, International Universities Press (1952)
- Piaget J. – Le développement des quantités chez l’enfant, conservation et atomisme – Paris, Niestlé (1941)
Apprendre à écrire 28 décembre 2009
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L’écriture s’apprend en même temps que la lecture. Sur un ordinateur, l’enfant peut commencer à « taper » les lettres qui composent son prénom, puis le prénom de ses proches.
L’exercice d’apprentissage de l’écriture pourra, ensuite, passer par la saisie de mots simples ou de noms d’objets issus de son environnement proche (table, stylo, gomme, jouets…).
L’écriture se développe progressivement entre 3 et 6 ans :
- vers 3 ans : début de l’acquisition de l’écriture avec le gribouillage et le dessin.
- vers 4 ans : pseudo écriture
- vers 5 ans : copie servile de lettres, notamment pour l’écriture du prénom
- vers 6 ans : formation de lettres dans une séquence fixe et dans une direction spécifique les enchaine les unes aux autres. Les lettres sont générées par la juxtaposition de petits segments ce qui donne des lettres de grandes tailles d’aspect cabossé.
MOT-CLES : Graphèmes, clavier, mots, lecture, empan visuel, lettres
En savoir plus :
- Vinter A., Zesiger P. – L’activité d’écriture : Acquisition, évaluation et troubles. In J. Lautrey (Ed.), Psychologie de Développement et de l’Education, IED : Paris (2008)
- Noyer M. – Ecrire avant de savoir écrire – PUF Enfance, n° 57, pages 11-23 (2005).
- Levin I. & Bus A. – How is emergent writing based on drawing? Analyses of children’s products and their sorting by children and mothers – Developmental Psychology, n° 39, pages 891-905 (2003)
- Noyer M., Baldy R. – Du dessin à la lecture et à l’écriture – Psychologie & éducation, n° 49, pages 73-88 (2002)
- Tolchinsky-Landsman L.T. & Levin I. – Writing in four-to six-year-olds: Representation of semantic and phonetic similarities and differences – (1987)
