Les américains déclarent passer plus de temps avec leur ordinateur que devant la télévision 20 janvier 2011
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Usages , Ajouter un commentaireLa dernière édition de l’étude « Technographics » publiée récemment par Forrester Research a fait grand bruit aux Etats-Unis : en effet, pour la première fois que cette étude existe, les consommateurs, pris globalement, déclarent désormais passer autant de temps avec leur ordinateur que devant la télévision. Cette durée est estimée à environ 13 heures par semaine.
Alors que c’était déjà le cas depuis quelques années pour les jeunes de la « génération Y » – les 15-35 ans – c’est la première fois que les adultes de la « génération X » – les 35-50 ans – estiment eux aussi que l’ordinateur prend maintenant autant de temps dans leur vie que la télévision.
Seuls les seniors, nés au moment du baby boom, privilégient encore la télévision par rapport à l’ordinateur, devant lequel ils estiment tout de même passer une douzaine d’heures par semaine.

Selon l’étude Forrester, si le temps passé devant l’ordinateur par la population des USA s’accroît régulièrement, ce n’est pas au détriment de la télévision, dont l’usage ne diminue pas. Cela impacte d’autres activités, et en premier lieu la lecture de la presse écrite… dont l’avenir n’est pas prêt de s’éclaircir.
Quelques précisions sont à apporter, pour nuancer un peu les résultats de cette étude :
- les résultats de l’étude Forrester sont basés sur les déclarations des consommateurs, et peuvent différer des mesures d’audience effectuées par Nielsen ou ComScore.
- les jeunes sont de plus en plus multi-tâches, et peuvent regarder la télévision, d’un oeil un peu distrait, tout en utilisant leur ordinateur, parfois d’ailleurs pour commenter en direct ce qui se passe à l’écran !
- l’étude ne prend pas encore en compte le temps passé à utiliser les téléphones mobiles, et particulièrement les smartphones avec accès Internet
Pour autant, nous le constatons tous, l’ordinateur prend de plus en plus de temps dans nos vies, et notamment chez les jeunes.
Kizz TV s’adresse à une population très ciblée, les quelques millions d’enfants français âgés de 3 à 7 ans. Nous connaissons le goût de ces enfants pour la télévision, et aussi leur envie d’utiliser l’ordinateur. Avec Kizz TV, nous leur proposons une expérience ludique et éducative, qui rassemble le meilleur des deux mondes : des jeux pédagogiques, issus des meilleurs éditeurs, et des dessins animés intelligents venant du catalogue de la chaîne Gulli. Le tout est proposé dans un environnement protégé, qui accompagne au fil du temps les progrès de l’enfant et en informe les parents. Les parents gardent le contrôle du temps d’écran de leur enfant, et sont régulièrement informés sur ses activités.
Est-ce que les enfants qui utilisent aujourd’hui Kizz TV feront vraiment la différence, dans quelques années, entre ordinateur et télévision ?
Rien n’est moins sûr…
Découvrir les langues étrangères à partir de 3 ans 17 novembre 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Education , Ajouter un commentaireLes enfants qui sont à l’âge de l’école maternelle peuvent commencer à découvrir une langue étrangère, notamment avec des vidéos pédagogiques spécialement conçues dans ce but.
Ainsi les vidéos de la série « Little Pim » sont reconnues pour leur apport pédagogique car, pour Marie-Frédérique Tanqueray, représentante de Little Pim pour l’Europe francophone, « les séquences Little Pim ont été créeés afin de profiter de cette période propice où l’enfant s’approprie une langue de manière intuitive, en l’écoutant. La méthode Little Pim associe sons, images et effets de répétition pour des enfants qui ne savent ni lire, ni écrire. L’objet ou l’action décrits dans chaque séquence est clairement identifiable, et tous les épisodes ont été conçus pour favoriser l’interaction parents-enfants, ce qui fait de Little Pim une méthode claire et efficace qui a remporté de très nombreux prix »
C’est pourquoi nous avons choisi d’intégrer à Kizz TV des séquences Little Pim qui permettent à l’enfant de s’initier à l’anglais, en complément des jeux éducatifs en anglais que nous apporte notre partenariat avec l’éditeur nord-américain Scholastic. Au-delà, nous prévoyons de pouvoir intégrer en 2011 la découverte de l’arabe et du chinois, pour répondre à la demande de familles issues de communautés qui souhaitent que leurs enfants gardent un lien avec leur culture d’origine.
Des études ont été menées, chez des enfants assez grands, déjà scolarisés, qui ont démontré que la télévision pouvait jouer un rôle éducatif, et notamment améliorer l’acquisition d’un vocabulaire riche dans leur langue maternelle.
Développer le vocabulaire par la vidéo ? Oui, mais pas chez les bébés.
Pour autant, la vidéo n’est pas toujours utile aux enfants pour l’acquisition du vocabulaire, et il apparaît que l’âge de l’enfant est un facteur essentiel.
Il y a quelques années, Disney a sorti une nouvelle gamme de produits, les DVD « Baby Einstein ». Destinés aux bébés, de 0 à 3 ans, ces DVD étaient censés favoriser l’acquisition par les tout petits du vocabulaire de base. Mais qu’en est-il vraiment ?

Des scientifiques se sont penchés sur la question, et une étude a été menée aux USA par le Dr Judy S. DeLoache et son équipe du département de psychologie de l’Université de Virginie. Les résultats, publiés par la revue « Psychological Science » dans un article intitulé « Do Babies Learn From Baby Media? » sont clairs : l’effet de ces DVD sur les enfants n’est pas avéré.
Pour mesurer l’effet éventuel de ces DVD, les chercheurs ont constitué un échantillon de 72 enfants de 12 à 18 mois, répartis en 4 groupes. Les enfants de certains groupes ont été amenés à visionner un des DVD de la série, dans lequel une voix présente et nomme des objets familiers se trouvant dans la maison. Aucun des enfants n’avait vu ce DVD préalablement à l’expérience. Après un mois, la mémoire des enfants a été testée pour mesurer leur niveau de connaissance des mots apparaissant dans la série.
Première observation : Les bébés qui avaient regardé le DVD, seuls ou avec leurs parents, ne savaient pas plus de mots que ceux qui n’avaient pas vu le DVD.
Seconde observation : Les parents qui ont apprécié le DVD ont jugé que leurs enfants en avaient retiré plus de choses que les parents qui ne l’avaient pas aimé. Alors qu’en réalité les chercheurs ont constaté que, dans les deux cas, les enfants avaient appris le même nombre de mots.
Selon les chercheurs, l’apprentissage du langage par les bébés se fait principalement par l’interaction avec leurs proches, et l’utilisation d’un programme qui les laisse passifs devant un écran n’apporte rien.
En conclusion
Il ressort de ces différentes études que tout est question de mesure : l’écran peut être utile, mais seulement à partir d’un certain âge : la plupart de spécialistes s’accordent à considérer qu’il apporte peu aux enfants de moins de 3 ans.
Il apparaît aussi que l’apport de l’écran est d’autant plus important que l’enfant s’implique, et donc que l’activité qui lui est proposée sur l’écran est interactive.
Enfin, les parents jouent évidement un rôle essentiel : en s’intéressant à ce que l’enfant a fait avec l’écran, en discutant avec lui des programmes qu’il a regardés et des jeux auxquels il a joués, en apportant à leur enfant des explications complémentaires, du vocabulaire supplémentaire, ils accroissent l’effet pédagogique des écrans.
C’est pour cela que les fondateurs de Kizz TV, eux-même parents de jeunes enfants, ont conçu un système qui implique les parents : Kizz TV leur apporte des outils pour contrôler le temps de jeu de leur enfant, suivre précisément ce qu’il fait et visualiser ses progrès selon une douzaines d’aptitudes qui sont développées à l’école maternelle.
Jeux vidéo et apprentissages, aux USA 5 octobre 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Education , Ajouter un commentaireLa presse américaine s’est récemment fait l’écho d’expérimentations et d’études intéressantes concernant l’usage pédagogique des jeux vidéo par les enfants et dans les écoles.
Le Washingon Post a consacré un article à une étude menée par l’Université du Maryland. Selon cette étude, la première à mesurer sur le long terme les effets de l’usage des médias pendant l’enfance, les scores obtenus par les enfants aux tests d’évaluation et de comportement ne montrent aucun effet dommageable pour les enfants âgés de 6 à 12 ans, même s’ils ont augmenté leur temps d’écran sur une période de six ans.
Les résultats de l’étude menée par Sandra L. Hofferth, sociologue et directrice du Maryland Population Research Center , ont été publiés dans la revue scientifique Child Development. Ils révèlent que les jeux vidéo présentent des avantages pour les filles et les garçons noirs :
- les garçons afro-américains améliorent de 4 points leurs scores en lecture.
- les résultats des filles aux tests de lecture et de mathématiques sont améliorés d’un point. Autre avantage, du point de vue social : les filles blanches étaient moins susceptibles d’être écartées par les garçons puisqu’elles jouaient plus sur ordinateur.
Seuls les garçons blancs ont montré une baisse aux scores de test – faible mais statistiquement significative – que Mme Hofferth interprète comme résultant d’un excès de surf : « Visiter des sites web au hasard n’est pas forcément bon » dit-elle. « Cependant, jouer à des jeux et étudier sur Internet sont des activités plus ciblées, qui ont un effet positif. »
Il faut savoir qu’en 2008, aux USA, les enfants âgés de 10 à 12 ans passé en moyenne 3,4 heures par semaine sur un ordinateur pour du chat, des jeux et sur des sites Web. Les adolescents de 16 à 18 ans passent eux en moyenne 6,3 heures par semaine au clavier.
Le New York Times a pour sa part diffusé sur son site web un intéressant reportage sur l’utilisation à l’école de jeux vidéo collaboratifs. Des enseignants et des concepteurs de jeux, ainsi que des écoliers, apportent leur témoignage.
Kizz TV, qui s’adresse aux enfant de 3 à 7 ans, a précisément pour but de développer l’apprentissage par le jeu pour les enfants de maternelle. Kizz TV a été élaborée en France par la société CogniK avec l’aide de chercheurs et spécialistes en sciences cognitives, ainsi que d’enseignants et pédagogues. Nous avons travaillé ensemble pour proposer aux familles un service utile aux enfants comme aux parents.
Aux enfants, Kizz TV apporte des centaines de jeux éducatifs et dessins animés intelligents en accès illimité, avec un apprentissage pédagogique individualisé.
Aux parents, Kizz TV donne des outils de suivi, et l’assurance que les enfants apprennent en s’amusant, dans un environnement sécurisé et maitrisé.
Si vous adhérez à notre démarche, vous pouvez nous aider : faites connaître Kizz TV autour de vous !
Grand concours de dessin ! 13 septembre 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : CogniKizz , 1 commentaireLe mois de septembre est un moment parfois stressant pour les enfants de maternelle, même pour ceux qui ne sont pas en petite section et pour qui ce n’est pas la première rentrée scolaire. Chez Kizz TV, nous sommes très soucieux de l’équilibre global des enfants et nous avons voulu apporter aux familles un moment de détente et de jeu.
Pour cela nous lançons, du 13 septembre au 15 octobre 2010, un grand concours de dessin ouvert à tous les enfants âgés de 3 à 7 ans. Les 30 meilleurs dessins, choisis par un jury comprenant des représentants de CogniKizz, société éditrice de Kizz TV, ainsi que des pédagogues et des artistes, seront récompensés par de nombreux prix : une tablette tactile Tabbee, un coffret cadeau de 3 DVD avec une peluche Little Pim pour s’initer à l’anglais, des mini-souris spécialement conçues pour les enfants, des tapis de souris Kizz TV… Pour participer au concours : www.kizz.tv/concours-de-dessins-d-enfants.php.
Notre concours est à la fois créatif et ludique, car nous savons que si l’école maternelle est le lieu des apprentissages fondamentaux, c’est aussi l’endroit où les enfants laissent libre cours à leur imagination et s’expriment par le dessin, la peinture, la pâte à modeler…
Notre concours de dessin est strictement réservé aux enfants âgés de 3 à 7 ans, donc nés entre 2003 et 2007. Mais nous n’avons pas oublié leurs parents, qui pourront aussi jouer avec Kizz TV ! Pour tenter de gagner une autre tablette tactile, il leur suffit de s’inscrire sur la page Facebook de Kizz TV. Un tirage au sort parmi les inscrits, le soir du 15 octobre, déterminera l’heureux gagnant !
Alors, pour les enfants, tous à vos crayons, et pour les parents, rendez-vous sur notre page Facebook !
Des jeux éducatifs efficaces 6 septembre 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Education , 1 commentaireNous avons trouvé la semaine dernière un très intéressant billet sur le blog canadien PédagoTIC. Titré « Des jeux éducatifs efficaces« , cet article présente les résultats des travaux de Louise Sauvé, professeure titulaire en technologie éducative à l’Université de Québec.
Selon PédagoTIC, les conclusions de Louise Sauvé rejoignent celles de Merrill (2001) ou de Gagné, Briggs et Leslie (1979) qui avaient déjà travaillé sur les grands principes du « design pédagogique ».
En résumé, les travaux de Louise Sauvé montrent que ce qui rend un jeu éducatif efficace, c’est principalement :
- la répétition : le jeu doit offrir une certaine répétition aléatoire des activités.
- le fractionnement des contenus : un jeu efficace doit équilibrer jeu et apprentissage. Les contenus couverts par le jeu doivent être clairement délimités et divisés.
- la rétroaction : les jeux éducatifs efficaces offrent une rétroaction rapide et précise quand à la navigation, à la justesse des décisions. Il faut aussi penser à la rétroaction motivationnelle.
- le renforcement : le jeu doit comporter des éléments qui renforcent les bonnes réponses et qui permettent à l’apprenant d’évaluer sa « performance ».
Plusieurs facteurs présents dans les jeux éducatifs contribuent aussi à motiver les apprenants, et influencent l’apprentissage :
- le défi et la compétition : on challenge les apprenants de différentes façons. Par exemple, on peut cacher l’information nécessaire à la réussite, ou diviser le jeu en paliers qui sont de plus en plus difficiles et qui forcent l’apprenant à s’améliorer.
- la participation active : l’action qui implique le sujet, plutôt que l’observation passive…
- le travail d’équipe : favoriser voire forcer l’entraide par des règles, des mécanismes de communication ou en rendant les épreuves très difficiles à réussir autrement.
- l’interaction : l’interactivité doit s’établir entre le joueur et les éléments du jeu (déplacement, déclenchement d’une vidéo, affichage d’une figure ou de consignes, par des activités variées). Il y a aussi l’interactivité relationnelle (entre les joueurs) que le jeu devrait soutenir et faciliter en rendant, par exemple, l’information facilement accessible.
Bien que l’équipe de Kizz TV comprenne des chercheurs spécialisés en sciences cognitives et apprentissage par le jeu, nous n’avions pas connaissance des travaux de Louise Sauvé, publiés récemment et donc postérieurement au lancement de Kizz TV il y a un an.
Pour autant, nous nous retrouvons pleinement dans ses observations, qui corroborent celles effectuées par nos partenaires pédagogiques et notamment les chercheurs du laboratoire ICAR du CNRS. Et c’est précisément pourquoi nous avons créé Kizz TV, un service nouveau et original qui vise à favoriser l’apprentissage par le jeu pour les enfants de maternelle. Kizz TV c’est des centaines de jeux éducatifs et dessins animés intelligents en accès illimité, avec un apprentissage pédagogique individualisé qui apporte aux parents des outils de suivi, le tout dans un environnement sécurisé et maitrisé.
Au fait, si vous connaissez des parents de jeunes enfants, n’hésitez pas à leur parler de Kizz TV !
En savoir plus :
- Sauvé, L. (2010). « Les jeux éducatifs efficaces ». Dans « Jeux et simulations éducatifs : Études de cas et leçons apprises » (pp. 339-364). Sauvé, L. & D. Kaufman (Eds.) (2010), Presses de l’Université du Québec.
Ce livre, publié en juin 2010, est disponible en librairie en France, vous pouvez aussi le commander en ligne ici. - Merrill, D. (2001). « First principles of instruction« , J. Struct. Learn. & Intel. Sys., 14, 459-466.
- Gagné, Briggs et Leslie (1979). « Principles of instructional design« Holt,Rinehart et Winston, Montréal.
Quels enfants jouent à Kizz TV ? 3 mai 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Usages , Ajouter un commentaireSur la base d’un échantillon de population de plusieurs centaines de familles, voici des informations sur les enfants qui jouent à Kizz TV.
Des enfants de maternelle…
Les enfants de 4 à 6 ans, scolarisés en école maternelle, sont les principaux utilisateurs de Kizz TV : les données recueillies montrent en effet que les enfants nés en 2004, 2005 et 2006 constituent près de 85% des utilisateurs de Kizz TV.

Pour autant, Kizz TV est également utilisé par quelques enfants plus jeunes, non encore scolarisés, ainsi que par des enfants plus âgés déjà en âge de fréquenter l‘école élémentaire.
… plus de filles que de garçons…
Parmi les enfants qui jouent à Kizz TV, les filles sont sur-représentées : en effet, 56,4% des enfants inscrits à Kizz TV sont des filles, alors que, selon les statistiques générales de l’INSEE, elles ne constituent que 48,8% des classes d’âge considérées.

… et dont les parents ont environ 40 ans
Plus de la moitié des parents d’enfants qui jouent à Kizz TV ont entre 35 et 45 ans :

C’est relativement élevé pour des enfants généralement âgés de 4 à 6 ans, et cela laisse supposer que l’enfant qui joue à Kizz TV n’est peut-être pas le premier enfant de la famille…
Apprendre à reconnaître les couleurs 24 mars 2010
Mis en ligne par klund dans la catégorie : Education , Ajouter un commentaire
L’environnement de l’enfant est extrêmement coloré : jouets, affiches, livres, dessins…
Lui apprendre à nommer les couleurs, puis plus tard à les maîtriser par la peinture, c’est lui apprendre à connaître son environnement.
La vision des couleurs est déjà acquise par le nourrisson dès 2 ou 3 mois.
C’est seulement à partir de 2 ans que l’enfant peut comprendre le concept de couleur. Pour l’aider à reconnaître les couleurs, mieux vaut lui présenter des couleurs vives. De l’assiette aux gommettes, en passant par les crayons de couleur, tout est bon pour l’aider à se familiariser avec les couleurs. Cela fait d’ailleurs partie du programme de la première année de maternelle.
C’est vers 5 ans que l’enfant doit être capable de ne plus se tromper en nommant une couleur.
MOT-CLES : Discernement, comparaison, perception, gamme, association, créativité
En savoir plus :
- Bornstein M. – Psychology And Its Allied Disciplines: The Natural Sciences (Volume 3 – 1984)
-
Johnson E.G. – The Development of Color Knowledge in Preschool Children - Child Development, Volume 48, N° 1, pp. 308-311 (1977)
-
Kimball M.M. et Dale, P.S. – The Relationship between Color Naming and Color Recognition Abilities of Preschoolers - Child Development, Volume 43, N° 3, pp. 972-980 (1972)
- Dale P.S. – Color Naming, Matching, and Recognition by Preschoolers - Child Development, Volume 40, N° 4, pp. 1135-1144 (1969)
Apprendre à s’orienter dans l’espace 26 février 2010
Mis en ligne par klund dans la catégorie : Education , 2 commentaires
Cette compétence met en jeu l’habileté spatiale et l’estimation des distances. S’orienter dans l’espace, c’est aussi développer la notion de relativité, son corps et les autres, soi par rapport aux autres, le fondement de sa personnalité.
L’enfant apprend peu à peu à connaître et utiliser les notions de devant, derrière, sur, sous, dedans, dehors, en haut, en bas, à même distance, plus loin, plus près…
MOT-CLES : Orientation, attention, concentration, mémorisation, discernement, réflexion
Vers 5 ans, un enfant est capable d’estimer la distance d’objets par rapport à d’autres. Il peut aussi se représenter un objet comme étant à égale équidistance de deux autres objets.
La perception spatiale s’acquiert graduellement, les notions plus subtiles venant progressivement s’ajouter aux plus simples pour permettre à l’enfant de comprendre et décrire le monde qui l’entoure :
- 2-3 ans : grand / petit, devant / derrière, sur / sous, dedans / dehors, en haut / en bas
- 4 ans : à coté, loin / près, autour, moyen, couché (horizontal) / debout (vertical)
- 5 ans : contre, partout, droit, entier
- 6 ans : droite (sur lui) / gauche (sur lui), au milieu, demi, épais / mince
- 7-8 ans : droite / gauche (sur autrui, placé dans le même sens ou face à face), court / long
En savoir plus :
- Lièvre B. et Staës L. – La psychomotricité au service de l’enfant – Notions et applications pédagogiques – Belin (2006)
- Newcombe N. S. et Huttenlocher J. – Making space: The development of spatial representation and reasoning – MIT Press (2000)
- Huttenlocher J. et Newcombe N. S. (1984-89) in Enfant et raisonnement. Le développement cognitif de l’enfant – R. Siegler (2001)
- Piaget J. – La représentation de l’espace chez l’enfant – Presses Universitaires de France. (2e éd. 1972, 3e éd. 1977, 4e éd. 1981)
Apprendre à raisonner 22 janvier 2010
Mis en ligne par klund dans la catégorie : Education , 1 commentaire
Cette compétence comporte deux aspects distincts :
- les relations causales, mettant en jeu la compréhension des relations de cause à effet entre deux éléments
- les scripts, mettant en jeu la mise en place de séquences d’actions répétées à des fins de stockage (mémorisation à long terme) pour pouvoir être réutilisées ultérieurement
MOT-CLES : Enregistrer, comprendre, cause, effets, réutiliser, économiser, mémoriser
Relations causales
C’est le fait de savoir que quelque chose s’est produit, donc c’est chercher à comprendre ou à expliquer l’apparition ou le déroulement d’un phénomène. Cette capacité cognitive a donc pour fonction de comprendre un lien de cause à effet entre 2 éléments.
- dès 2 ans, la capacité à effectuer des relations causales commence à se développer.
- à 3 – 4 ans, l’enfant est capable de raisonner correctement sur les relations causales simples.
- à 5 ans, l’enfant utilise l’ordre des évènements pour inférer un autre événement
Scripts
Séquences d’actions régulièrement associées dans une situation donnée. Leur répétition permet leur stockage en mémoire sous forme de représentation. Plus les enfants sont âgés, plus les scripts sont élaborées et donc plus ils comportent d’alternatives.
Exemple, « faire un gâteau »
- à 3 ans : « on fait la pâte et on le mange »
- à 4 ans : « on fait la pâte, on le fait cuire, on le sort du four et on le mange »
Les scripts sont des représentations générales d’un évènement routinier représentant une configuration ou séquence d’entités régulièrement associées en fonction d’un but ou d’une situation. Les scripts décrivent aussi la façon dont les évènements sociaux se produisent habituellement.
- dès 3 ans : acquisition d’une sorte de squelette événementiel qui va s’enrichir avec le temps. Ils restent tout de fois sensibles à la diversité des séquences. => énoncent des évènements qui ne sont pas dans la séquence
- à 4 ans : les enfants se focalisent sur les actions pertinentes de l’action mais pas les buts des personnages.
- vers 6-7ans : l’enfant discrimine mieux ce qui se produit habituellement de ce qui se produit à une occasion particulière
Discrimination
La discrimination est l’action qui consiste à différencier les éléments d’un ensemble au moyen d’un ou plusieurs critères afin de pouvoir appliquer un traitement spécifique à chaque sous-ensemble ainsi constitué.
- à 2-3 ans : capacité de discrimination temporelle partielle et très imprécise : l’enfant peut répondre de façon différée dans le temps
- à 7 ans : discrimination temporelle précise, l’enfant sait positionner ses actions dans le temps
En savoir plus :
- Rondal J.A, Bastien C., Esperet E. – Manuel de psychologie des enfants – Mardaga (1999)
- Hudson J.A. et Shapiro L.R. – From knowing to telling: the development of children’s scripts, stories, and personal narratives – in A. McCabe & C. Peterson (Eds.) – Developing narrative structures (pp. 89-136) – Hillsdale, N.J. : Lawrence Erlbaum (1991)
- Hudson J.A. et Nelson K. – Repeated encounters of a similar kind : effects of familiarity on children’s autobiographical memory - in Cognitive development, 1, 253-271 (1986)
- Pouthas V. et Jacquet A.Y. – Attentes et adaptations de la durée chez l’enfant – in La psychogénèse du temps : 5 approches, Cahiers de psychologie cognitive, 3, n°4, pp 397-407 (1983)


