Des jeux éducatifs efficaces 6 septembre 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Education , 1 commentaireNous avons trouvé la semaine dernière un très intéressant billet sur le blog canadien PédagoTIC. Titré « Des jeux éducatifs efficaces« , cet article présente les résultats des travaux de Louise Sauvé, professeure titulaire en technologie éducative à l’Université de Québec.
Selon PédagoTIC, les conclusions de Louise Sauvé rejoignent celles de Merrill (2001) ou de Gagné, Briggs et Leslie (1979) qui avaient déjà travaillé sur les grands principes du « design pédagogique ».
En résumé, les travaux de Louise Sauvé montrent que ce qui rend un jeu éducatif efficace, c’est principalement :
- la répétition : le jeu doit offrir une certaine répétition aléatoire des activités.
- le fractionnement des contenus : un jeu efficace doit équilibrer jeu et apprentissage. Les contenus couverts par le jeu doivent être clairement délimités et divisés.
- la rétroaction : les jeux éducatifs efficaces offrent une rétroaction rapide et précise quand à la navigation, à la justesse des décisions. Il faut aussi penser à la rétroaction motivationnelle.
- le renforcement : le jeu doit comporter des éléments qui renforcent les bonnes réponses et qui permettent à l’apprenant d’évaluer sa « performance ».
Plusieurs facteurs présents dans les jeux éducatifs contribuent aussi à motiver les apprenants, et influencent l’apprentissage :
- le défi et la compétition : on challenge les apprenants de différentes façons. Par exemple, on peut cacher l’information nécessaire à la réussite, ou diviser le jeu en paliers qui sont de plus en plus difficiles et qui forcent l’apprenant à s’améliorer.
- la participation active : l’action qui implique le sujet, plutôt que l’observation passive…
- le travail d’équipe : favoriser voire forcer l’entraide par des règles, des mécanismes de communication ou en rendant les épreuves très difficiles à réussir autrement.
- l’interaction : l’interactivité doit s’établir entre le joueur et les éléments du jeu (déplacement, déclenchement d’une vidéo, affichage d’une figure ou de consignes, par des activités variées). Il y a aussi l’interactivité relationnelle (entre les joueurs) que le jeu devrait soutenir et faciliter en rendant, par exemple, l’information facilement accessible.
Bien que l’équipe de Kizz TV comprenne des chercheurs spécialisés en sciences cognitives et apprentissage par le jeu, nous n’avions pas connaissance des travaux de Louise Sauvé, publiés récemment et donc postérieurement au lancement de Kizz TV il y a un an.
Pour autant, nous nous retrouvons pleinement dans ses observations, qui corroborent celles effectuées par nos partenaires pédagogiques et notamment les chercheurs du laboratoire ICAR du CNRS. Et c’est précisément pourquoi nous avons créé Kizz TV, un service nouveau et original qui vise à favoriser l’apprentissage par le jeu pour les enfants de maternelle. Kizz TV c’est des centaines de jeux éducatifs et dessins animés intelligents en accès illimité, avec un apprentissage pédagogique individualisé qui apporte aux parents des outils de suivi, le tout dans un environnement sécurisé et maitrisé.
Au fait, si vous connaissez des parents de jeunes enfants, n’hésitez pas à leur parler de Kizz TV !
En savoir plus :
- Sauvé, L. (2010). « Les jeux éducatifs efficaces ». Dans « Jeux et simulations éducatifs : Études de cas et leçons apprises » (pp. 339-364). Sauvé, L. & D. Kaufman (Eds.) (2010), Presses de l’Université du Québec.
Ce livre, publié en juin 2010, est disponible en librairie en France, vous pouvez aussi le commander en ligne ici. - Merrill, D. (2001). « First principles of instruction« , J. Struct. Learn. & Intel. Sys., 14, 459-466.
- Gagné, Briggs et Leslie (1979). « Principles of instructional design« Holt,Rinehart et Winston, Montréal.
Apprendre à écrire 28 décembre 2009
Mis en ligne par klund dans la catégorie : Education , 2 commentaires
L’écriture s’apprend en même temps que la lecture. Sur un ordinateur, l’enfant peut commencer à « taper » les lettres qui composent son prénom, puis le prénom de ses proches.
L’exercice d’apprentissage de l’écriture pourra, ensuite, passer par la saisie de mots simples ou de noms d’objets issus de son environnement proche (table, stylo, gomme, jouets…).
L’écriture se développe progressivement entre 3 et 6 ans :
- vers 3 ans : début de l’acquisition de l’écriture avec le gribouillage et le dessin.
- vers 4 ans : pseudo écriture
- vers 5 ans : copie servile de lettres, notamment pour l’écriture du prénom
- vers 6 ans : formation de lettres dans une séquence fixe et dans une direction spécifique les enchaine les unes aux autres. Les lettres sont générées par la juxtaposition de petits segments ce qui donne des lettres de grandes tailles d’aspect cabossé.
MOT-CLES : Graphèmes, clavier, mots, lecture, empan visuel, lettres
En savoir plus :
- Vinter A., Zesiger P. – L’activité d’écriture : Acquisition, évaluation et troubles. In J. Lautrey (Ed.), Psychologie de Développement et de l’Education, IED : Paris (2008)
- Noyer M. – Ecrire avant de savoir écrire – PUF Enfance, n° 57, pages 11-23 (2005).
- Levin I. & Bus A. – How is emergent writing based on drawing? Analyses of children’s products and their sorting by children and mothers – Developmental Psychology, n° 39, pages 891-905 (2003)
- Noyer M., Baldy R. – Du dessin à la lecture et à l’écriture – Psychologie & éducation, n° 49, pages 73-88 (2002)
- Tolchinsky-Landsman L.T. & Levin I. – Writing in four-to six-year-olds: Representation of semantic and phonetic similarities and differences – (1987)

