La TV lobotomise-t-elle ses (jeunes) spectateurs ? 1 mars 2011
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Usages , Ajouter un commentaireMichel Desmurget, neurophysiologiste et docteur en neurosciences, directeur de recherche à l’INSERM, a publié en février dernier aux éditions Max Milo un livre titré « TV Lobotomie. La vérité scientifique sur les effets de la télévision ».
Dans cet ouvrage, l’auteur a effectué une synthèse de toutes les études scientifiques qui ont pu être menées dans le monde durant les 50 dernières annéespour étudier les effets de la télévision sur ses spectateurs, que ce soit en matière de comportements ou d’aptitudes.
Ce bilan s’appuie sur un corpus de 4000 articles scientifiques, ce qui selon l’auteur lui donne une incontestable base statistique. Ses conclusions sont inquiétantes, et notamment concernant les enfants, puisque l’auteur a affirmé sur l’antenne de France Inter que « indépendamment du contenu la télé a des effets extrêmement négatifs sur le développement de l’enfant ».
Michel Desmurget répond à Audrey Pulvar sur France Inter.
Il met en exergue des exemples statistiques proprement effrayants :
- Sophie, 2 ans, regarde la télé 1 heure par jour. Cela double ses chances de présenter des troubles attentionnels en grandissant.
- Lubin, 3 ans, regarde la télé 2 heures par jour. Cela triple ses chances d’être en surpoids.
- Kevin, 4 ans, regarde des programmes jeunesse violents comme DragonBall Z. Cela quadruple ses chances de présenter des troubles du comportement quand il sera à l’école primaire.
- Silvia, 7 ans, regarde la télé 1 heure par jour. Cela augmente de plus d’un tiers ses chances de devenir une adulte sans diplôme.
et n’hésite pas à conclure le second chapitre de son livre, titré « La télé étouffe l’intelligence », par cette phrase lapidaire : « La télévision est un véritable désastre ontogénétique ». Pour l’auteur, c’est clair, la télévision affecte fortement le développement intellectuel des enfants, ceci d’autant plus que leur consommation de télévision est importante à un âge de moins de 3 ans.
Au-delà du constat, il est intéressant de chercher les causes, et là l’auteur avance une piste : l’impact négatif de la TV sur les très jeunes enfants serait la conséquence de la nature non interactive de la télévision, qui encourage la passivité de l’enfant-téléspectateur.
Sans avoir lu toutes les publications scientifiques rassemblées par Michel Desmurget, les fondateurs de Kizz TV, eux-mêmes parents de jeunes enfants, ont évidemment constaté à quel point la télévision fascinait les plus petits, et que le simple fait de l’allumer captivait aussitôt toute leur attention.
C’est justement pour leur permettre de ne pas rester passifs, mais bien au contraire d’interagir avec le monde, que nous avons voulu créer un système différent de tout ce qui existe : avec Kizz TV nous proposons un service en ligne fondamentalement interactif, qui conjugue dessins animés et jeux éducatifs, dans une approche personnalisée qui prend en compte le développement harmonieux des aptitudes cognitives de chaque enfant.
Kizz TV, qui s’adresse aux enfant de 3 à 7 ans, a précisément pour but de développer l’apprentissage par le jeu pour les enfants de maternelle. Kizz TV a été élaborée en France par la société CogniK avec l’aide de chercheurs en sciences cognitives, d’enseignants et de pédagogues. Nous avons uni nos compétences et nos expertises pour concevoir et réaliser un service bénéfique pour les enfants et utile aux parents :
- Kizz TV apporte aux enfants des centaines de jeux éducatifs et dessins animés intelligents en accès illimité, dans un environnement sécurisé et maitrisé et sous le contrôle d’un système d’apprentissage pédagogique individualisé.
- Kizz TV propose aux parents des outils de suivi, pour évaluer les progrès de leurs enfants qui apprennent en s’amusant.
Notre démarche vous semble pertinente ?
Essayez Kizz TV, et si notre service vous convainc alors parlez-en autour de vous !
Des jeux éducatifs efficaces 6 septembre 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Education , 1 commentaireNous avons trouvé la semaine dernière un très intéressant billet sur le blog canadien PédagoTIC. Titré « Des jeux éducatifs efficaces« , cet article présente les résultats des travaux de Louise Sauvé, professeure titulaire en technologie éducative à l’Université de Québec.
Selon PédagoTIC, les conclusions de Louise Sauvé rejoignent celles de Merrill (2001) ou de Gagné, Briggs et Leslie (1979) qui avaient déjà travaillé sur les grands principes du « design pédagogique ».
En résumé, les travaux de Louise Sauvé montrent que ce qui rend un jeu éducatif efficace, c’est principalement :
- la répétition : le jeu doit offrir une certaine répétition aléatoire des activités.
- le fractionnement des contenus : un jeu efficace doit équilibrer jeu et apprentissage. Les contenus couverts par le jeu doivent être clairement délimités et divisés.
- la rétroaction : les jeux éducatifs efficaces offrent une rétroaction rapide et précise quand à la navigation, à la justesse des décisions. Il faut aussi penser à la rétroaction motivationnelle.
- le renforcement : le jeu doit comporter des éléments qui renforcent les bonnes réponses et qui permettent à l’apprenant d’évaluer sa « performance ».
Plusieurs facteurs présents dans les jeux éducatifs contribuent aussi à motiver les apprenants, et influencent l’apprentissage :
- le défi et la compétition : on challenge les apprenants de différentes façons. Par exemple, on peut cacher l’information nécessaire à la réussite, ou diviser le jeu en paliers qui sont de plus en plus difficiles et qui forcent l’apprenant à s’améliorer.
- la participation active : l’action qui implique le sujet, plutôt que l’observation passive…
- le travail d’équipe : favoriser voire forcer l’entraide par des règles, des mécanismes de communication ou en rendant les épreuves très difficiles à réussir autrement.
- l’interaction : l’interactivité doit s’établir entre le joueur et les éléments du jeu (déplacement, déclenchement d’une vidéo, affichage d’une figure ou de consignes, par des activités variées). Il y a aussi l’interactivité relationnelle (entre les joueurs) que le jeu devrait soutenir et faciliter en rendant, par exemple, l’information facilement accessible.
Bien que l’équipe de Kizz TV comprenne des chercheurs spécialisés en sciences cognitives et apprentissage par le jeu, nous n’avions pas connaissance des travaux de Louise Sauvé, publiés récemment et donc postérieurement au lancement de Kizz TV il y a un an.
Pour autant, nous nous retrouvons pleinement dans ses observations, qui corroborent celles effectuées par nos partenaires pédagogiques et notamment les chercheurs du laboratoire ICAR du CNRS. Et c’est précisément pourquoi nous avons créé Kizz TV, un service nouveau et original qui vise à favoriser l’apprentissage par le jeu pour les enfants de maternelle. Kizz TV c’est des centaines de jeux éducatifs et dessins animés intelligents en accès illimité, avec un apprentissage pédagogique individualisé qui apporte aux parents des outils de suivi, le tout dans un environnement sécurisé et maitrisé.
Au fait, si vous connaissez des parents de jeunes enfants, n’hésitez pas à leur parler de Kizz TV !
En savoir plus :
- Sauvé, L. (2010). « Les jeux éducatifs efficaces ». Dans « Jeux et simulations éducatifs : Études de cas et leçons apprises » (pp. 339-364). Sauvé, L. & D. Kaufman (Eds.) (2010), Presses de l’Université du Québec.
Ce livre, publié en juin 2010, est disponible en librairie en France, vous pouvez aussi le commander en ligne ici. - Merrill, D. (2001). « First principles of instruction« , J. Struct. Learn. & Intel. Sys., 14, 459-466.
- Gagné, Briggs et Leslie (1979). « Principles of instructional design« Holt,Rinehart et Winston, Montréal.
Dans un mois, les grandes vacances ! 31 mai 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Usages , Ajouter un commentaireLe mois de juin est déjà là, même si la météo est à peine printanière et qu’on a du mal à imaginer que l’été débute dans trois semaines. Les grandes vacances approchent à grands pas, et, début juillet, nos écoliers de maternelle vont ranger leur cartable pour profiter de deux mois de repos bien mérités !

Que l’on parte en vacances…
Nous sommes nombreux à avoir la chance de pouvoir partir en vacances tous ensemble en famille, mais cela n’occupe qu’une partie de ces grandes vacances : selon l’INSEE depuis 30 ans la part des vacances d’été des Français diminue : ainsi les 35-39 ans utilisent 60% seulement de leurs jours de congés en été, ce qui représente 3 semaines de vacances familiales.
… ou qu’on ne le puisse pas…
Mais n’oublions pas que de nombreux enfants resteront hélas tout l’été chez eux : selon une étude menée par Ipsos pour le compte du Secours Populaire, la crise économique affecte les vacances des Français, et parmi les enfants de 5 à 12 ans vivant dans un foyer disposant de moins de 3 000 € par mois, plus d’un sur quatre (28% exactement) n’aura malheureusement pas la possibilité de partir en vacances cet été.
… les vacances d’été sont longues !
Quelle que soit la situation des familles, il faut donc dès maintenant prévoir de quoi occuper les enfants durant les mois de juillet -août. C’est un vrai souci dans l’organisation de la vie de la famille en été, à tel point que, toujours selon un sondage Ipsos, pour 60,6 % des Français, raccourcir les grandes vacances serait une bonne chose.
En attendant une éventuelle évolution en ce sens, les parents se débrouillent comme ils peuvent, et utilisent de manière complémentaire les différentes ressources disponibles pour garder leurs enfants pendant qu’ils travaillent : nourrices, grands-parents, famille et amis sont mis à contribution…
Kizz TV, une occupation intelligente…
Pour les familles qui disposent d’un ordinateur, Kizz TV permet d’occuper intelligemment les enfants âgés de 3 à 6 ans durant les vacances, par exemple quand le temps est pluvieux et qu’ils rechignent à aller jouer dehors. Sur Kizz TV, les enfants retrouvent des jeux éducatifs, conformes aux programmes de l’école maternelle, ainsi qu’une sélection de programmes vidéos de qualité venant de la chaîne familiale Gulli.
… disponible partout !
Avantage supplémentaire : les enfants peuvent jouer à Kizz TV depuis n’importe quel PC ou Mac, sans aucune limitation du nombre d’ordinateurs utilisés. Ainsi, les enfants inscrits à Kizz TV peuvent en profiter pour apprendre en s’amusant où qu’ils se trouvent : Kizz TV est disponible pour eux quand ils sont à la maison, et aussi chez leurs grands-parents, leurs cousins ou quand ils séjournent chez des amis qui en ont la garde.
Bien entendu, les vacances sont faites pour que les enfants bougent, courent, grimpent, sautent, nagent, fassent du vélo et jouent de toutes les manières possibles, avec leurs frères et sœurs, leurs cousins ou leurs copains. Loin de nous l’idée de les mettre seuls, une heure par jour, devant un écran d’ordinateur, même pour des jeux éducatifs !
Pour autant, durant ces longues vacances estivales, il y a aussi des moments calmes à remplir, alors pourquoi pas Kizz TV ?
Où vivent les enfants qui jouent à Kizz TV ? 10 mai 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Usages , Ajouter un commentaireEn analysant où vivent les enfants qui jouent à Kizz TV, et en comparant leur répartition géographique avec celle de la population française, on découvre que :
- Kizz TV est moins utilisé en Lorraine, Basse Normandie, Limousin, Haute Normandie et régions d’outre-mer. Dans ces régions vit au total 14% de la population française, mais on n’y trouve que 4% des utilisateurs de Kizz TV.
- Kizz TV est plus utilisé en Alsace, Corse, Ile de France, PACA, Picardie et Rhône-Alpes. Ces régions regroupent 42% de la population française, mais comptent 64% des utilisateurs de Kizz TV.

Les régions Rhône-Alpes et Ile de France regroupent à elles seules la moitié des utilisateurs de Kizz TV, alors qu’elles ne comptent que 28% de la population du pays.
Une dizaine de départements concentrent à eux seuls près de la moitié des utilisateurs de Kizz TV. Ce sont, par ordre décroissant, le Rhône, Paris , les Hauts de Seine, l’Ain, le Nord, les Bouches du Rhône, les Yvelines, l’Ardèche, la Seine-Saint-Denis et le Val-d’Oise. On retrouve logiquement des départements parmi les plus urbains et peuplés de France, à l’exception de l’Ain et l’Ardèche : la présence de ces deux départements dans ce Top 10, ainsi que la première position du Rhône, s’explique par le fait que Kizz TV a été créée à Lyon et a fait l’objet depuis son lancement de nombreux articles dans la presse locale.
A l’inverse, Kizz TV est encore peu utilisé dans certains départements plutôt ruraux, et dont la population est proportionnellement faible et relativement âgée : on peut dès lors comprendre que le taux de jeunes enfants parmi la population y soit plus faible que la moyenne nationale, ce qui expliquerait cette faible présence, pour le moment, d’enfants jouant à Kizz TV.
Notre souhait est, évidemment, que le plus d’enfants possible puissent profiter de Kizz TV pour apprendre en s’amusant !
Quels enfants jouent à Kizz TV ? 3 mai 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Usages , Ajouter un commentaireSur la base d’un échantillon de population de plusieurs centaines de familles, voici des informations sur les enfants qui jouent à Kizz TV.
Des enfants de maternelle…
Les enfants de 4 à 6 ans, scolarisés en école maternelle, sont les principaux utilisateurs de Kizz TV : les données recueillies montrent en effet que les enfants nés en 2004, 2005 et 2006 constituent près de 85% des utilisateurs de Kizz TV.

Pour autant, Kizz TV est également utilisé par quelques enfants plus jeunes, non encore scolarisés, ainsi que par des enfants plus âgés déjà en âge de fréquenter l‘école élémentaire.
… plus de filles que de garçons…
Parmi les enfants qui jouent à Kizz TV, les filles sont sur-représentées : en effet, 56,4% des enfants inscrits à Kizz TV sont des filles, alors que, selon les statistiques générales de l’INSEE, elles ne constituent que 48,8% des classes d’âge considérées.

… et dont les parents ont environ 40 ans
Plus de la moitié des parents d’enfants qui jouent à Kizz TV ont entre 35 et 45 ans :

C’est relativement élevé pour des enfants généralement âgés de 4 à 6 ans, et cela laisse supposer que l’enfant qui joue à Kizz TV n’est peut-être pas le premier enfant de la famille…
Les travaux intéressants de Serge Tisseron 12 avril 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Education, Usages , 1 commentaire
Serge Tisseron est un psychiatre et psychanalyste assez souvent invité par les médias, où vous l’avez sans doute déjà vu ou entendu. Il a beaucoup travaillé sur l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC), et plus particulièrement leur impact sur notre vie quotidienne.
Il a notamment développé son point de vue, il y a un an , lors d’une conférence titrée « Quand les écrans créent une nouvelle culture… » dont vous pouvez lire un compte-rendu.
Nous partageons pleinement l’avis de Serge Tisseron sur l’usage éducatif des TIC, qui apportent effectivement une nouvelle approche en matière d’enseignement, d’apprentissage, d’acquisition de compétences et de connaissances.
Apprentissage inductif ou enseignement déductif ?
Pour Serge Tisseron, avec les TIC, la méthode d’apprentissage est inductive : l’enfant apprend de ses essais et erreurs. A l’école, la méthode d’enseignement est déductive : l’enfant formule des hypothèses. La différence est importante, car avec les TIC l’enfant n’apprend que s’il ose prendre des risques : il doit essayer pour parvenir au résultat. A l’école, au contraire, l’enfant cherche à éviter les risques, et tend à ne donner une réponse au professeur que quand il est sûr de lui. L’important est de faire comprendre aux enfants qu’il existe deux manières d’apprendre, qui sont complémentaires !
Les TIC permettent l’acquisition de connaissances, avec des logiciels et notamment des « serious games ». Mais ces outils sont encore peu développés en France par rapport à d’autres pays. Il semble que l’Education Nationale soit encore réticente vis-à-vis de ces logiciels, qui, comme on vient de le voir, sont en rupture avec les traditions d’enseignement.
A quel âge aborder l’ordinateur ?
En revanche, et cela ne vous surprendra pas, nous n’adhérons pas à la « règle des 3-6-9-12 » édictée par Serge Tisseron : selon cette préconisation, les enfants peuvent regarder la télévision à partir de 3 ans mais ne doivent pas se servir d’une console de jeu ou d’un ordinateur avant 6 ans. Or Kizz TV, avec ses jeux éducatifs et ses vidéos pour enfants, peut être considéré comme un outil hybride et nouveau, à la fois télévision et console de jeu… Kizz TV s’adresse précisément aux 3-6 ans, et leur plaît beaucoup !
Chez Kizz TV, nous considérons que les enfants de 3 ans et plus peuvent tout à fait aborder l’ordinateur, à condition d’y jouer intelligemment : les activités doivent être à la fois éducatives et ludiques, adaptées à l’âge de l’enfant et à son développement cognitif individuel, le jeu sur ordinateur doit se faire sous le contrôle des parents et pour une durée quotidienne et hebdomadaire modérée.
Pour aller plus loin, voici des liens concernant Serge Tisseron :
- son blog
- sa présentation par l’Université Paris X Nanterre
- son livre, disponible en ligne, « Les dangers de la télé pour les bébés »
- un entretien sur le thème «Apprendre à l’ère des nouvelles technologies »





