Apprendre à lire 17 décembre 2009
Mis en ligne par klund dans la catégorie : Education , 1 commentaire
La lecture peut commencer très tôt, par des activités simples : reconnaissance d’une lettre, puis d’un groupe de lettres, reconnaissance de son prénom, de son nom, d’un mot, d’un groupe de mots et d’une phrase.
Tous les supports issus de son environnement proche (affiches, couvertures de livres, panneaux…) sont autant d’occasions pour l’enfant de s’exercer à la lecture.
L’apprentissage de la lecture se fait graduellement entre 3 et 6 ans :
- 3 – 4 ans : l’enfant sollicite l’adulte pour lui lire un livre et il est capable de reconnaitre le graphisme de son prénom
- 4 – 5 ans : l’enfant sait lire son prénom écrit de différentes manières, il reconnait le graphisme du nom de quelques amis et des jours / mois
- 6 ans : l’enfant débute l’apprentissage formel de la lecture à l’école. Il commence à comprendre des phrases par rapport à quelques mots qu’il reconnait.
MOT-CLES : graphèmes, prononciation, syllabes, empan visuel, association
Empan visuel : la capacité de lecture est associée à la capacité de mémorisation des mots, qui s’évalue au moyen d’un indicateur appelé empan visuel. A l’origine, le mot « empan » désigne la largeur de votre main ouverte, entre les extrémités du petit doigt et du pouce. Ce terme est également employé par les psychologues et linguistes avec la notion d’empan visuel : c’est le nombre de mots que l’œil peut lire en une seule fixation visuelle, c’est-à-dire entre deux pauses dans la lecture d’une ligne. Il est, en moyenne et pour un adulte de 7, avec une variation de plus ou moins 2.
Ainsi un enfant qui aurait un empan visuel de 4 mots est censé retenir environ 80% d’une phrase de 5 mots, et moins de 60% d’une phrase de 7 mots.
En savoir plus :
- Bourdin B. – Du codage visuel au codage verbal : le rôle de l’apprentissage de la lecture - Enfance volume 59 (2007).
- Waelput M. – Aimer lire dès la maternelle – De Boeck (2005)
- Noyer M., Baldy R. – Du dessin à la lecture et à l’écriture – Psychologie & éducation, n° 49, pages 73-88 (2002)
- Miller G.A. – The magical number seven – Psychological Review 63, pages 81-94 (1956)