La TV lobotomise-t-elle ses (jeunes) spectateurs ? 1 mars 2011
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Usages , Ajouter un commentaireMichel Desmurget, neurophysiologiste et docteur en neurosciences, directeur de recherche à l’INSERM, a publié en février dernier aux éditions Max Milo un livre titré « TV Lobotomie. La vérité scientifique sur les effets de la télévision ».
Dans cet ouvrage, l’auteur a effectué une synthèse de toutes les études scientifiques qui ont pu être menées dans le monde durant les 50 dernières annéespour étudier les effets de la télévision sur ses spectateurs, que ce soit en matière de comportements ou d’aptitudes.
Ce bilan s’appuie sur un corpus de 4000 articles scientifiques, ce qui selon l’auteur lui donne une incontestable base statistique. Ses conclusions sont inquiétantes, et notamment concernant les enfants, puisque l’auteur a affirmé sur l’antenne de France Inter que « indépendamment du contenu la télé a des effets extrêmement négatifs sur le développement de l’enfant ».
Michel Desmurget répond à Audrey Pulvar sur France Inter.
Il met en exergue des exemples statistiques proprement effrayants :
- Sophie, 2 ans, regarde la télé 1 heure par jour. Cela double ses chances de présenter des troubles attentionnels en grandissant.
- Lubin, 3 ans, regarde la télé 2 heures par jour. Cela triple ses chances d’être en surpoids.
- Kevin, 4 ans, regarde des programmes jeunesse violents comme DragonBall Z. Cela quadruple ses chances de présenter des troubles du comportement quand il sera à l’école primaire.
- Silvia, 7 ans, regarde la télé 1 heure par jour. Cela augmente de plus d’un tiers ses chances de devenir une adulte sans diplôme.
et n’hésite pas à conclure le second chapitre de son livre, titré « La télé étouffe l’intelligence », par cette phrase lapidaire : « La télévision est un véritable désastre ontogénétique ». Pour l’auteur, c’est clair, la télévision affecte fortement le développement intellectuel des enfants, ceci d’autant plus que leur consommation de télévision est importante à un âge de moins de 3 ans.
Au-delà du constat, il est intéressant de chercher les causes, et là l’auteur avance une piste : l’impact négatif de la TV sur les très jeunes enfants serait la conséquence de la nature non interactive de la télévision, qui encourage la passivité de l’enfant-téléspectateur.
Sans avoir lu toutes les publications scientifiques rassemblées par Michel Desmurget, les fondateurs de Kizz TV, eux-mêmes parents de jeunes enfants, ont évidemment constaté à quel point la télévision fascinait les plus petits, et que le simple fait de l’allumer captivait aussitôt toute leur attention.
C’est justement pour leur permettre de ne pas rester passifs, mais bien au contraire d’interagir avec le monde, que nous avons voulu créer un système différent de tout ce qui existe : avec Kizz TV nous proposons un service en ligne fondamentalement interactif, qui conjugue dessins animés et jeux éducatifs, dans une approche personnalisée qui prend en compte le développement harmonieux des aptitudes cognitives de chaque enfant.
Kizz TV, qui s’adresse aux enfant de 3 à 7 ans, a précisément pour but de développer l’apprentissage par le jeu pour les enfants de maternelle. Kizz TV a été élaborée en France par la société CogniK avec l’aide de chercheurs en sciences cognitives, d’enseignants et de pédagogues. Nous avons uni nos compétences et nos expertises pour concevoir et réaliser un service bénéfique pour les enfants et utile aux parents :
- Kizz TV apporte aux enfants des centaines de jeux éducatifs et dessins animés intelligents en accès illimité, dans un environnement sécurisé et maitrisé et sous le contrôle d’un système d’apprentissage pédagogique individualisé.
- Kizz TV propose aux parents des outils de suivi, pour évaluer les progrès de leurs enfants qui apprennent en s’amusant.
Notre démarche vous semble pertinente ?
Essayez Kizz TV, et si notre service vous convainc alors parlez-en autour de vous !
Les américains déclarent passer plus de temps avec leur ordinateur que devant la télévision 20 janvier 2011
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Usages , Ajouter un commentaireLa dernière édition de l’étude « Technographics » publiée récemment par Forrester Research a fait grand bruit aux Etats-Unis : en effet, pour la première fois que cette étude existe, les consommateurs, pris globalement, déclarent désormais passer autant de temps avec leur ordinateur que devant la télévision. Cette durée est estimée à environ 13 heures par semaine.
Alors que c’était déjà le cas depuis quelques années pour les jeunes de la « génération Y » – les 15-35 ans – c’est la première fois que les adultes de la « génération X » – les 35-50 ans – estiment eux aussi que l’ordinateur prend maintenant autant de temps dans leur vie que la télévision.
Seuls les seniors, nés au moment du baby boom, privilégient encore la télévision par rapport à l’ordinateur, devant lequel ils estiment tout de même passer une douzaine d’heures par semaine.

Selon l’étude Forrester, si le temps passé devant l’ordinateur par la population des USA s’accroît régulièrement, ce n’est pas au détriment de la télévision, dont l’usage ne diminue pas. Cela impacte d’autres activités, et en premier lieu la lecture de la presse écrite… dont l’avenir n’est pas prêt de s’éclaircir.
Quelques précisions sont à apporter, pour nuancer un peu les résultats de cette étude :
- les résultats de l’étude Forrester sont basés sur les déclarations des consommateurs, et peuvent différer des mesures d’audience effectuées par Nielsen ou ComScore.
- les jeunes sont de plus en plus multi-tâches, et peuvent regarder la télévision, d’un oeil un peu distrait, tout en utilisant leur ordinateur, parfois d’ailleurs pour commenter en direct ce qui se passe à l’écran !
- l’étude ne prend pas encore en compte le temps passé à utiliser les téléphones mobiles, et particulièrement les smartphones avec accès Internet
Pour autant, nous le constatons tous, l’ordinateur prend de plus en plus de temps dans nos vies, et notamment chez les jeunes.
Kizz TV s’adresse à une population très ciblée, les quelques millions d’enfants français âgés de 3 à 7 ans. Nous connaissons le goût de ces enfants pour la télévision, et aussi leur envie d’utiliser l’ordinateur. Avec Kizz TV, nous leur proposons une expérience ludique et éducative, qui rassemble le meilleur des deux mondes : des jeux pédagogiques, issus des meilleurs éditeurs, et des dessins animés intelligents venant du catalogue de la chaîne Gulli. Le tout est proposé dans un environnement protégé, qui accompagne au fil du temps les progrès de l’enfant et en informe les parents. Les parents gardent le contrôle du temps d’écran de leur enfant, et sont régulièrement informés sur ses activités.
Est-ce que les enfants qui utilisent aujourd’hui Kizz TV feront vraiment la différence, dans quelques années, entre ordinateur et télévision ?
Rien n’est moins sûr…
Des jeux éducatifs efficaces 6 septembre 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Education , 1 commentaireNous avons trouvé la semaine dernière un très intéressant billet sur le blog canadien PédagoTIC. Titré « Des jeux éducatifs efficaces« , cet article présente les résultats des travaux de Louise Sauvé, professeure titulaire en technologie éducative à l’Université de Québec.
Selon PédagoTIC, les conclusions de Louise Sauvé rejoignent celles de Merrill (2001) ou de Gagné, Briggs et Leslie (1979) qui avaient déjà travaillé sur les grands principes du « design pédagogique ».
En résumé, les travaux de Louise Sauvé montrent que ce qui rend un jeu éducatif efficace, c’est principalement :
- la répétition : le jeu doit offrir une certaine répétition aléatoire des activités.
- le fractionnement des contenus : un jeu efficace doit équilibrer jeu et apprentissage. Les contenus couverts par le jeu doivent être clairement délimités et divisés.
- la rétroaction : les jeux éducatifs efficaces offrent une rétroaction rapide et précise quand à la navigation, à la justesse des décisions. Il faut aussi penser à la rétroaction motivationnelle.
- le renforcement : le jeu doit comporter des éléments qui renforcent les bonnes réponses et qui permettent à l’apprenant d’évaluer sa « performance ».
Plusieurs facteurs présents dans les jeux éducatifs contribuent aussi à motiver les apprenants, et influencent l’apprentissage :
- le défi et la compétition : on challenge les apprenants de différentes façons. Par exemple, on peut cacher l’information nécessaire à la réussite, ou diviser le jeu en paliers qui sont de plus en plus difficiles et qui forcent l’apprenant à s’améliorer.
- la participation active : l’action qui implique le sujet, plutôt que l’observation passive…
- le travail d’équipe : favoriser voire forcer l’entraide par des règles, des mécanismes de communication ou en rendant les épreuves très difficiles à réussir autrement.
- l’interaction : l’interactivité doit s’établir entre le joueur et les éléments du jeu (déplacement, déclenchement d’une vidéo, affichage d’une figure ou de consignes, par des activités variées). Il y a aussi l’interactivité relationnelle (entre les joueurs) que le jeu devrait soutenir et faciliter en rendant, par exemple, l’information facilement accessible.
Bien que l’équipe de Kizz TV comprenne des chercheurs spécialisés en sciences cognitives et apprentissage par le jeu, nous n’avions pas connaissance des travaux de Louise Sauvé, publiés récemment et donc postérieurement au lancement de Kizz TV il y a un an.
Pour autant, nous nous retrouvons pleinement dans ses observations, qui corroborent celles effectuées par nos partenaires pédagogiques et notamment les chercheurs du laboratoire ICAR du CNRS. Et c’est précisément pourquoi nous avons créé Kizz TV, un service nouveau et original qui vise à favoriser l’apprentissage par le jeu pour les enfants de maternelle. Kizz TV c’est des centaines de jeux éducatifs et dessins animés intelligents en accès illimité, avec un apprentissage pédagogique individualisé qui apporte aux parents des outils de suivi, le tout dans un environnement sécurisé et maitrisé.
Au fait, si vous connaissez des parents de jeunes enfants, n’hésitez pas à leur parler de Kizz TV !
En savoir plus :
- Sauvé, L. (2010). « Les jeux éducatifs efficaces ». Dans « Jeux et simulations éducatifs : Études de cas et leçons apprises » (pp. 339-364). Sauvé, L. & D. Kaufman (Eds.) (2010), Presses de l’Université du Québec.
Ce livre, publié en juin 2010, est disponible en librairie en France, vous pouvez aussi le commander en ligne ici. - Merrill, D. (2001). « First principles of instruction« , J. Struct. Learn. & Intel. Sys., 14, 459-466.
- Gagné, Briggs et Leslie (1979). « Principles of instructional design« Holt,Rinehart et Winston, Montréal.
Les smartphones et tablettes tactile, nouvelle révolution dans l’éducation ? 18 août 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Usages , Ajouter un commentaireLe site américain FastCompany a publié au printemps un article intéressant sur la prochaine révolution qui pourrait atteindre l’éducation et l’enseignement : l’utilisation de smartphones et tablettes tactiles. L’article débute par l’exemple de Gemma et Eliana Singer, qui vivent à New York. Ces 2 jeunes filles sont de grandes fan de l’iPhone, fans sur lequel elles aiment découvrir les derniers jeux, regarder des photos et des vidéos venant de YouTube. Mais elles n’utilisent pas leur propre iPhone car elles n’en possèdent pas : elles n’ont en effet que 3 ans et demi.
Gemma et Eliana Singer – photo Danielle Levitt
Sur l’iPhone de leur mère, elles ont appris l’alphabet avant 2 ans, et commencent à découvrir la lecture avec une application appelée « My First Words ». Très naturellement, via l’interface tactile, elles découvrent des chansons et comptines, apprennent à dessiner… Pour elles, l’iPhone est un jouet multifonctions vraiment très attrayant.
Gemma et Eliana appartiennent à une génération qui n’a pas connu le monde tel qu’il était au siècle dernier pour leurs parents, sans micro-ordinateurs, smartphones, réseaux Internet et 3G disponibles en permanence. Les enfants américains passent désormais plus de 7 heures par jour devant les médias, et, comme ils utilisent plusieurs écrans à la fois, ils absorbent en réalité l’équivalent de 11 heures de programmes. De plus en plus de ces activités se déroulent sur les smartphones.
Dans les années 60, la télévision qui pénétrait dans tous les foyers est rapidement devenue le support de nouveaux programmes éducatifs destinés aux enfants. De même les smartphones et tablettes tactiles pourraient, un demi-siècle plus tard, jouer eux aussi un rôle croissant dans l’éducation des enfants et l’enseignement qu’ils reçoivent, à l’école et en dehors. Ces outils présentent un double avantage : les enfants n’y sont pas passifs comme devant la télévision, et leur interface tactile est immédiatement maîtrisée par les enfants, même les plus jeunes, qui y développent leur motricité fine.
Du coup, aux USA, de nombreuses fondations ont lancé des programmes pilotes pour l’utilisation de smartphones ou tablettes tactiles dans les écoles maternelles et primaires. De leur côté, tous les fabricants d’électronique et informatique grand public réfléchissent à des appareils de poche pour l’enseignement.
Pour Kizz TV, nous avons délibérément fait le choix du multi-écran : c’est pourquoi Kizz TV est disponible aujourd’hui sur PC et Mac, sous Windows, MacOS et Linux, ainsi que sur Net TV, les TV connectées de Philips et Tabbee, la tablette tactile d’Orange. Et cette liste va s’étendre dans les prochains mois à de nouveaux terminaux, car de nombreuses tablettes tactiles, fonctionnant sous Windows ou Androïd, sont annoncées sur le marché français.

Dans nos choix technologiques, nous privilégions les solutions qui nous permettent de décliner sur le plus de terminaux possible une offre riche de jeux et dessins animés éducatifs pour les 3-6 ans, avec un système unique de progression individualisée. Parce que les enfants d’aujourd’hui vont spontanément vers le smartphone de papa ou la tablette tactile de maman, nous nous devons d’y apporter, sous une forme facilement accessible, un contenu ludo-éducatif de qualité !
Les acquis de maternelle influencent tout le parcours scolaire 9 août 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Education , Ajouter un commentaireBruno Suchaut, directeur de l’Institut de Recherche sur l’Education (Irédu-CNRS), a publié en 2008 une étude titrée « Le rôle de l’école maternelle dans les apprentissages et la scolarité des élèves ». Il y démontre que la maternelle n’est absolument pas une simple garderie, ce que plus grand monde ne croit désormais, et que certains des apprentissages que l’on y fait sont tout à fait déterminants pour l’avenir des enfants.
Ainsi, pour Bruno Suchaut, « La fréquentation de l’école maternelle procure un avantage pour la suite de la scolarité, tant sur le plan des acquisitions, qu’en termes de carrière scolaire en réduisant la probabilité de redoubler une classe, et notamment le cours préparatoire. Les effets étant d’autant plus positifs que la scolarisation en maternelle a été longue ».
Dans son étude, le chercheur a identifié des compétences précises, acquises dans les classes d’école maternelle et qui sont déterminantes pour la suite du parcours scolaire des enfants : « Les compétences dans l’acquisition de la langue écrite, dans la structuration du temps et dans la construction du nombre à la fin de l’école maternelle déterminent les capacités attentionnelles des élèves à l’entrée au cycle III. Par ailleurs, ces capacités attentionnelles sont liées aux compétences en calcul mental qui elles-mêmes vont déterminer les futures acquisitions des élèves en numération et calcul à l’entrée au collège et, de façon indirecte, les compétences en compréhension. Ce dernier domaine étant central pour expliquer la réussite ou l’échec des élèves à l’entrée au collège… »
Selon le chercheur en sciences de l’éducation, « Les analyses montrent que les élèves sont d’autant plus armés à l’entrée au collège s’ils ont développé des compétences élevées dans certains apprentissages à l’école maternelle. Les activités numériques et la structuration du temps sont des domaines particulièrement importants à travailler. Le recours à des activités systématiques et structurées qui génèrent des effets transversaux et durables sur les acquisitions des élèves ne signifie pas pour autant que le programme de l’école maternelle doit être calqué sur celui de l’école élémentaire. Des activités ludiques (jeux mathématiques) ou l’éducation musicale peuvent être considérés comme des vecteurs d’apprentissage particulièrement pertinents ».
Le schéma suivant présente « les liaisons statistiques entre les différentes dimensions des acquis scolaires depuis l’entrée à l’école élémentaire jusqu’à l’accès au collège. Les liens entre les blocs de compétences, matérialisés sur le graphique par les différentes flèches, mettent en évidence la dynamique des acquisitions au cours de l’école élémentaire.
Une première constatation est l’indépendance des compétences en culture technique et des concepts relatifs à l’espace.
[...]
Une seconde observation est l’interdépendance des compétences dans les différents domaines évalués au cours de la scolarité. On note ainsi que tous les blocs de compétences entretiennent des relations étroites qui vont au-delà des découpages disciplinaires traditionnels (français et mathématiques). Par exemple, les compétences en calcul mental en CE2 sont liées aux compétences en compréhension à l’entrée en 6ème ; de même, on relève une liaison entre les compétences en calcul numérique au CP et les capacités attentionnelles à l’entrée au CE2.
[...]
Une troisième observation, la plus fondamentale par rapport à notre questionnement, est l’émergence d’une structure temporelle des acquisitions des élèves pendant la totalité de l’école élémentaire. Les relations les plus fortes (flèches plus épaisses) mettent en effet en évidence des relations de dépendance entre certaines dimensions des acquis des élèves, ce qui montre bien que le niveau de maîtrise de certaines compétences dès la fin de l’école maternelle, influe sur la maîtrise d’autres compétences plusieurs années plus tard. On peut également formuler ce raisonnement selon une autre logique, à savoir que les compétences clés à l’entrée au collège sont déterminées par la maîtrise de compétences antérieures. »
Kizz TV est destiné aux enfants de 3 à 6 ans, qui fréquentent l’école maternelle. C’est à la fois un outil pour les parents et, avec une démarche pédagogique élaborée par des spécialistes, une activité ludique pour les enfants : avec Kizz TV, nous souhaitons simplement apporter un moyen supplémentaire pour favoriser le développement de l’enfant en lui permettant d’acquérir, à son rythme, les compétences qui fondent le socle de son parcours scolaire.
Les acquis de maternelle ont une très grande valeur ! 3 août 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Education , Ajouter un commentaireC’est une étude de l’université de Harvard qui le dit : « Un bon professeur de maternelle vaut 320 000 $ par année » !
En effet, selon les travaux de recherche menés par Raj Chetty, un économiste de Harvard, cette somme de l’ordre de 250 000 euros équivaut à la valeur actualisée de l’argent que gagneront, en plus, au cours de leur carrière les élèves d’une classe qui ont eu un bon enseignant à la maternelle, par rapport aux élèves d’une classe qui ont eu un professeur moins compétent. Cette étude, menée sur plus de 12 000 élèves qui ont fait partie d’un projet éducatif au Tennessee dans les années 80 et qui sont maintenant âgés d’une trentaine d’années.M. Chetty a démontré que les enfants qui avaient eu la chance d’avoir un très bon instituteur à la maternelle bénéficiaient aujourd’hui d’une meilleure situation économique et sociale.
Et cela ne tient pas compte d’autres impacts sociaux positifs qui n’ont pas été mesurés, mais que l’on peut supposer comme une meilleure santé et une plus faible criminalité chez les enfants qui ont eu un bon professeur à la maternelle. D’autres facteurs ont pu jouer, admet M. Chetty, comme le nombre limité à 13 à 17 élèves par classe dans le projet éducatif du Tennessee, ou encore le milieu social et familial de l’enfant, etc. Mais l’économiste considère que ces facteurs ne peuvent pas à eux seuls expliquer l’important écart observable à l’âge adulte. Selon lui « La seule explication valable, c’est l’enseignant. Certains sont efficaces, d’autres pas. »

Cette approche économique de la valeur de l’éducation en général, et des apprentissages de maternelle en particulier, est très anglo-saxonne. Elle fera probablement sourire les professeurs des écoles français, qui gagnent 10 fois moins que cela après une longue carrière : ils n’ont évidemment pas choisi ce métier pour l’argent qu’il leur rapporte.
Pour autant, cette étude exprime de façon un peu triviale une vérité désormais reconnue : c’est dès l’école maternelle que les apprentissages fondamentaux se font, et la qualité de l’enseignement dispensé à l’école maternelle vont permettre à l’enfant d’apprendre à lire, à écrire, à compter, à se concentrer, à se situer dans l’espace, à raisonner, à classer, à ordonner… plus ou moins rapidement et plus ou moins bien. Kizz TV a pour seule ambition d’accompagner l’enfant dans sa progression, en développant ses compétences à son rythme, parallèlement à ce qu’il apprend en maternelle.
Alors, oui, les compétences développées par l’enfant scolarisé en maternelle ont une grande valeur, et pas seulement financière. Car, comme nous le verrons dans un prochain billet, le résultat de ces apprentissages fondamentaux se mesure bien entendu à l’école primaire, mais aussi encore au collège !
Les facteurs de succès de la télévision éducative… et de Kizz TV 2 juillet 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Education, Usages , 1 commentaireLe « Center of Children & Technology » a cherché à savoir quels étaient les facteurs de succès de la télévision éducative. Est-ce que l’apprentissage par la télévision dépend de qui regarde le programme éducatif, et de comment le spectateur le regarde ? Quels sont les éléments déterminants dans la façon dont le programme a été conçu ?
L’audience
Les recherches disponibles, surtout menées sur des adultes, suggèrent que les caractéristiques du public comme l’âge, le niveau d’alphabétisation et d’éducation, la motivation peuvent avoir un rôle important sur la façon dont les téléspectateurs vont recevoir et absorber les informations présentées à la télévision. Mais il reste à apprendre en la matière, notamment en ce qui concerne les effets du milieu social et culturel dont le téléspectateur est issu.
Le processus de visionnage
La recherche suggère que les processus de visionnage actifs, impliquant un effort du téléspectateur, donnent de meilleurs résultats éducatifs que les processus passifs.L’effort mental mis en jeu semble être lié aux idées a priori des téléspectateurs sur le medium : ainsi en général, les téléspectateurs américains perçoivent la télévision comme plus facile à appréhender que l’écrit imprimé, et consentent moins d’efforts pour traiter les informations présentées par ce moyen que dans un document imprimé. Les spectateurs ont aussi des attentes précises sur ce qu’ils peuvent et ne peuvent pas apprendre de la télévision.
Niveau d’interactivité
La question de savoir comment les différents niveaux d’interactivité offerts par la technologie (par exemple, couper le son, avancer ou revenir en arrière rapidement, mettre en pause, changer de chaîne… ) affectent les résultats d’apprentissage n’a pas été systématiquement examinée. Mais il est communément admis que le contrôle offert à l’utilisateur par la vidéo, le CD-ROM, le DVD ou maintenant l’Internet permet aux téléspectateurs de développer une meilleure compréhension de l’information présentée en lui permettant de réfléchir et d’inférer. Cette affirmation, cependant, n’a pas encore été empiriquement fondée.
Médiation sociale
Les études qui ont examiné l’effet du visionnage de la télévision par les enfants avec leurs parents en ont démontré les effets positifs. La présence d’adulte aide les enfants à apprendre à partir des programmes éducatifs, à comprendre des éléments essentiels : globalement elle facilite la compréhension. L’adulte peut aussi servir de médiateur quant aux effets négatifs de la violence en exprimant sa désapprobation et en soulignant la différence existant entre la télévision et la vie réelle.
La conception des programmes éducatifs
Seuls quelques caractéristiques des programmes de télévision ont été testées pour leur efficacité à promouvoir l’apprentissage. Ont été étudiés les effets de la combinaison de différents canaux, du rythme des programmes et de la méthode de présentation des contenus, comme décrit ci-dessous.
Combinaison de différents systèmes de symboles
La télévision peut combiner plusieurs systèmes de symboles, tels que les images, les sons, la musique, la langue parlée et écrite, et les présenter simultanément ou séparément.
La recherche suggère que l’utilisation de systèmes de symboles multiples peut faciliter l’apprentissage. Toutefois, les différents systèmes de symboles doivent être combinés avec soin. Une stratégie efficace semble être d’utiliser un premier canal, pour transmettre la plupart des des informations importantes, puis d’utiliser les autres canaux de présenter l’information complémentaire.Le son semble constituer le canal principal, notamment pour les adultes, et l’ajout d’un autre canal est souvent suffisant pour améliorer l’apprentissage.
Fugacité de l’information et rythme des programmes
L’information présentée à la télévision est fugace et éphémère : elle est diffusée en continu, et selon un rythme qui n’est pas sous le contrôle du téléspectateur. Et une fois l’information passée, elle ne peut être retrouvée autrement que par sa mémoire. Il a été suggéré que la continuité et le rythme de l’information présentée avaient une incidence sur la compréhension et l’apprentissage, mais il existe étonnamment peu de recherche à appui de ces propositions.
Les téléspectateurs qui sont familiers avec l’information présentée peuvent être en mesure de suivre le rythme du programme, même s’il est rapide. En outre, si certaines informations manquent, les connaissances déjà acquises dans un domaine familier peuvent être utilisées pour retrouver les données manquantes à partir de la mémoire à long terme. En revanche, si le spectateur a peu de connaissances de base, son rythme cognitif sera plus lent, et peut-inférieur au rythme de présentation des informations. Comme il dispose de moins d’informations dans sa mémoire à long terme qui pourraient être utilisées pour combler les manques, cette situation pourrait rapidement conduire à une insuffisance de compréhension. Ainsi des modèles théoriques ont été proposées pour expliquer l’effet du rythme du programme sur l’apprentissage.
Organisation du contenu
Il existe quelques études qui ont examiné l’efficacité de différents types de contenus à la télévision éducative, avec un intérêt particulier quant à l’organisation et la présentation de l’information.
Une étude qualitative a constaté que les téléspectateurs ont parfois des difficultés à intégrer des séquences de contenu distinctes dans un tout organisé : bien que ces spectateurs puissent comprendre le contenu séquence par séquence, ils ont des difficultés à les intégrer et à en tirer les principaux points.
Deux stratégies ont été efficaces pour aider les apprenants à reconnaître le point essentiel : d’abord, illustrer à plusieurs reprises le point principal, et en suite le souligner dans le commentaire.
Présenter les informations dans un format de type « histoire » est une pratique efficace pour les programmes de télévision éducative, mais tous les aspects de ces histoires ne se retiennent pas aussi bien. Les informations sur des lieux, des objets et des acteurs ont été mieux mémorisées que des informations sur les causes et les conséquences. Des chercheurs suggèrent que, sur la base de leur l’expérience avec des événements de la réalité semblables à ceux présentés à la télévision, les téléspectateurs développent des représentations mentales de ces événements, qui les aident à mémoriser puis à retrouver plus tard les informations relatives à ces événements.
En conclusion, il a été montré que plusieurs aspects de la conception des programmes de télévision influencent leur mémorisation par les téléspectateurs. Toutefois, ces éléments de conception ne semblent pas affecter tous les téléspectateurs de la même façon. La variété et le rythme de l’information présentée aident les téléspectateurs en fonction de facteurs tels que leur âge, leurs attentes, et leurs connaissances de base. Les effets de la fugacité et du rythme de l’information présentée à la télévision sont prouvés, mais leurs mécanismes ne sont pas encore bien compris.
Vers la télévision interactive et personnalisée
Chez Kizz TV, nous avons lu avec grand intérêt cette étude du CCT, bien qu’elle ait été rédigée à un moment où l’Internet n’était pas encore présent dans un si grand nombre de foyers que c’est le cas aujourd’hui.
Nous en avons essentiellement retenu les éléments suivants :
- les programmes éducatifs doivent être aussi finement adaptés que possible à leur audience, et ceci vaut pour les contenus et pour leur organisation.
- les programmes éducatifs doivent jouer sur l’interactivité et les changements de rythme pour être plus efficaces.
Cela renforce notre conviction à apporter, avec Kizz TV, quelque chose de complémentaire à la télévision traditionnelle. La télévision telle qu’elle existe depuis plus de 50 ans est un outil puissant, un média de masse qui diffuse des contenus qui, bien que de qualité, sont destinés à tout le monde… et donc à personne en particulier. Même les chaînes spécialisées, comme les chaînes pour enfant, font des compromis pour s’adresser à une large audience, composée de profils-type.
Nous travaillons à concevoir de nouveaux systèmes, qui vont contribuer à transformer la façon dont les parents et les enfants utiliseront la télévision, et ce dans un futur très proche.

Avec plus d’interactivité, plus de personnalisation, la télévision sera plus intelligente demain qu’elle ne l’est aujourd’hui. Ce travail, ne le menons avec de nombreux acteurs de l’éducation et des médias, qui ont compris qu’une révolution était en marche.
Combien de temps les enfants passent-ils devant Kizz TV ? 18 mai 2010
Mis en ligne par pcol dans la catégorie : Usages , Ajouter un commentaireKizz TV propose, pour les parents, un système de paramétrage du temps de jeu maximum par jour et du temps de jeu maximum cumulé sur la semaine, afin de leur permettre de laisser en toute tranquillité leur enfant seul devant l’ordinateur, sans crainte qu’il y passe un temps excessif.
Les données collectées automatiquement et anonymement par le système Kizz TV permettent de mesurer le temps passé par les enfants sur Kizz TV, ainsi que le nombre de sessions de jeu hebdomadaires ou mensuelles :
Fréquence d’utilisation de Kizz TV

On constate une utilisation très mesurée de Kizz TV, sans aucun phénomène d’addiction ni risque pour l’équilibre de l’enfant, puisque plus de 40% des enfants jouent moins de 2 fois par semaine en moyenne. A l’autre bout du spectre, à peine plus d’un tiers des enfants joue plus d’une fois par jour en moyenne. Et parmi ceux-ci, il n’y a que 10% des enfants qui jouent à Kizz TV plus de 2 fois par jour en moyenne.
Logiquement, c’est le mercredi et le week-end, et durant les vacances scolaires, que les enfants utilisent le plus Kizz TV !
Durée de jeu sur Kizz TV
Concernant la durée des sessions de jeu, et donc du temps passé par l’enfant devant Kizz TV, on constate là encore une grande différence entre Kizz TV, où les enfants sont actifs et sollicités par une expérience ludo-éducative, et la télévision traditionnelle, où ils sont passifs devant l’écran, absorbant des programmes mais aussi de la publicité…

5 sessions Kizz TV sur 6 durent moins de 40 minutes, ce qui est la durée maximale conseillée par les spécialistes de la petite enfance par rapport à la durée de concentration et d’attention dont est capable un jeune enfant devant un écran.
Cette limite raisonnable de 40 mn de Kizz TV par jour, préconisée par les spécialistes et visiblement acceptée par les parents et les enfants, est à comparer aux 2 h 10 mn passées, en moyenne, par les enfants français de 4 à 14 ans devant la télévision traditionnelle ! (*)
En outre, les études démontrent que toutes les tranches d’âges regardent de plus en plus la télévision, à l’exception des adolescents (11-14 ans) et des jeunes adultes (15-34 ans) qui délaissent la télévision au profit d’autres médias comme Internet : Kizz TV s’inscrit dans cette tendance de fond, où un média interactif se substitue à un média passif !
(*) source : étude « One Television Year in the World – édition 2010 » Eurodata TV Worldwide, mars 2010



